Obama prix Nobel!

Quelle surprise ce matin. Je prépare mon café (merci Senséo!) et je démarre Firefox. À la une du New York Times: Obama reçoit le prix Nobel.

D’abord je ne comprends pas, puis je n’y crois pas. Je lis l’article. Alors j’y crois, mais je ne comprends toujours pas.

Certes, il a fait des propositions fondamentalement radicales sur le désarmement nucléaire, il a entamé des pourparlers directs avec Téhéran, il joue au videur avec Israël, il a promis de fermer Gitmo.
Mais, même au niveau de l’action internationale, certainement le meilleur aspect de son (court) bilan, il y aussi des points négatifs qui demeurent et qui ne sont pas près d’être régler: Irak et Afghanistan.

On peut espérer aujourd’hui une fin proche à l’aventure guerrière en Irak, mais il ne faut oublier qu’une des promesses les plus importantes d’Obama pendant la campagne portait sur l’importance que les États-Unis devaient porter à la guerre en Afghanistan car c’était la guerre « juste ».

Depuis quelques semaines, d’ailleurs, la Maison Blanche et le Pentagone sont attelés à un exercice de ré-évaluation complète du niveau de l’intervention américaine dans ce pays. Les militaires veulent plus d’hommes (40 000 de plus), le vice-président souhaite un retrait partiel. Mais ce qui va sans doute se passer c’est que la mission sera « re-définie » pour tenter de justifier le maintien des troupes actuelles pour permettre d’atteindre des objectifs moins ambitieux.

Donc, Oslo donne un prix pour la paix à un président qui mène 2 guerres de front!
Les sages Suédois Norvégiens doivent avoir des raisons qui dépassent la réalité actuelle pour se justifier à eux-même ce choix.

D’abord, il est évident dans le communiqué qu’il s’agit d’un prix anti-Bush.

Mais surtout, ce prix ne vise pas à reconnaître une réussite, mais à encourager une ligne d’action qui mène (éventuellement) à plus de paix.

Comme disent certains: « Le monde est pressé ».

Les non-Américains (surtout les Européens j’ai l’impression) veulent voir un retour à l’alliance Atlantique et souhaitent qu’Obama remplisse ses promesses.

Le prix Nobel est une carotte.

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Aux États-Unis, les trois grands sujets « culturels » qui divisent sont l’avortement, le port d’armes et les droits des homosexuels.

Le paysage législatif américain compte 2 lois fédérales qui limitent (voire qui renient) les droits des homosexuels: Don’t Ask, Don’t Tell, qui interdit aux forces armées de demander à ses membres s’ils sont homosexuels mais qui permet (oblige?) la mise à pied de tout soldat qui dit l’être. Et le Defense Or Marriage Act (DOMA), qui interdit à l’administration fédérale de reconnaître les conjoints de même sexe des employés de la fonction publique et qui permet aux États de ne pas reconnaître des mariages homosexuels célébrés dans d’autres États qui les permettent.

Obama a toujours affirmé vouloir éliminer la discrimation que subissent les homosexuels, mais il est personnellement au mariage pour les conjoints de même sexe.

Et on se souvient de la catastrophe politique qu’a été Don’t Ask, Don’t Tell pour Clinton. Il s’était attaqué à cette question dès le début de son mandat et souhaitait une ouverture plus grande des forces armées, mais a dû se contenter de ce compromis qui n’a satisfait personne.

Le nouveau président, pris dans ses propres doutes et conscient du coût politique de toute action sur ce sujet, tente de botter en touche depuis son assermentation. Mais il a connu de sérieuses ratées cette semaine.

Des avocats du Ministère de la Justice ont défendu ces derniers jours le DOMA, comme ils sont obligés de le faire, c’est la loi du pays, en comparant (indirectement, certes) les mariages homosexuels à la pédophilie et à l’inceste.

Évidemment, les activistes LGBT n’étaient pas contents. Pour se rattraper, Obama a annoncé hier qu’il ordonnait à l’administration fédérale de donner plus d’avantages sociaux aux « partenaires de vie » de même sexe. Comme l’avantage qui compte le plus aux USA, et de très loin, est l’assurance maladie, et que DOMA interdit spécifiquement au gouvernement fédéral d’accorder cette assurance au conjoints de même sexe, il n’a pu offrir que des prix de consolation.

« Les sièges de 2è classe sont maintenant un peu plus confortable », dit Rachel Maddow.

Il a également mentionné qu’il espérait que DOMA soit retiré le plus rapidement possible.

Pas un mot sur Don’t Ask, Don’t Tell

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J’aime bien Rachek, j’écoute le podcast de son émission tous les matins dans le bus!

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Néocons

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Le New York Times révèle aujourd’hui que le programme de surveillance électronique mis en place par Bush et Cheney est plus important que ce qui était connu précédemment.

(…) concerns in Congress about the agency’s ability to collect and read domestic e-mail messages of Americans on a widespread basis

La NSA (National Security Agency), le bras électronique du complexe de l’espionage et du contre-espionage américain, prétend que ses interceptions de conversations téléphoniques et de courriels de citoyens américains sur le sol des USA (ce qui est strictement interdit sans mandat d’un tribunal secret)  seraient rares et le produit d’erreurs de manipulation.

Même les courriels de Bill Clinton auraient été interceptés! (Think Progress)

Des législateurs mettent en doute la naïveté de la NSA:

Representative Rush Holt, Democrat of New Jersey and chairman of the House Select Intelligence Oversight Panel, has been investigating the incidents and said he had become increasingly troubled by the agency’s handling of domestic communications.

In an interview, Mr. Holt disputed assertions by Justice Department and national security officials that the overcollection was inadvertent.

“Some actions are so flagrant that they can’t be accidental,” Mr. Holt said.

L’administration a tenté récemment de mettre en place de nouvelles balises pour la loi soit respectée.

Donc, soit l’identification géographique de la source et/ou de la destination des courriels est trop difficile pour la NSA (l’interception des messages provenant ou à destination de l’étranger est légale), soit la NSA le fait exprès et brise volontairement la loi.

Connaissant le passé de cette histoire ET l’appui encore récent d’Obama à ce genre de manoeuvres (n’oublions pas que pendans la campagne présidentielle, alors qu’il était encore sénateur, il a voté en faveur d’une loi qui visait à protéger rétroactivement de toute poursuite civile les socitétés de télécom qui ont agit comme complices dans ce programme), on pourrait penser que la pression n’est pas trop forte pour faire cesser ces opérations.

Le règne de la peur continue.

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Obama et Emmanuel ont réussi à obtenir (de justesse) les votes nécessaires à la Chambre pour faire adopter la loi de financement supplémentaire.

Comme je l’ai écrit plus tôt cette semaine, les groupes de gauche ont tout fait pour que cette loi ne passe pas, car elle ne contient pas de restrictions sur le retrait des troupes d’Irak et d’Afghanistan.

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La présidence impériale de W. a été marquée par l’usage intensif des signing statements (déclarations de signature), ce pouvoir (pas tout à fait constitutionnel) du président des États-Unis d’ajouter des commentaires aux lois lors de leur signature.

Ces commentaires visent à joindre à la loi les règles d’interprétation que le président souhaite voir appliquer par l’exécutif et les agences chargées de faire respecter ces lois.

Dans les faits, Bush s’en servait pour rejeter des pans entiers des lois qu’il approuvait (ce qu’on appelle en anglais le line item veto et qui ne fait pas partie des pouvoirs du président, il peut approuver ou rejeter une loi en entier, pas en partie.)

Obama avait promis pendant la campagne de ne pas continuer cette pratique.

Il faut mentionner que ces signing statements existe depuis James Munroe, au début du XIXè siècle, mais que Bush a transformé la pratique en activité industrielle: il en a fait plus de 500 connus à ce jour (il reste peut-être des déclarations de signature secrètes).

Donc, où en est Obama sur cette question? Pas beaucoup de mention dans les médias et les blogues sur ce sujet depuis le mois de mars, quand Obama a annoncé sa politique de restreindre l’utilisation des signing statements et a ordonner à l’administration d’ignorer tous ceux fait par son prédecesseur.

Le Truth-O-Meter de PolitiFact nous rappelle la promesse d’Obama:

While it is legitimate for a president to issue a signing statement to clarify his understanding of ambiguous provisions of statutes and to explain his view of how he intends to faithfully execute the law, it is a clear abuse of power to use such statements as a license to evade laws that the president does not like or as an end-run around provisions designed to foster accountability. I will not use signing statements to nullify or undermine congressional instructions as enacted into law.

Alors, respecte-t-il sa promesse?

À deux reprises, semble-t-il, Obama a eu recours à cet artifice pour tenter d’éviter des effets des lois qu’il signait. Dès le mois de mars, lors de la signature de la loi de financement 08-09, il ajoutait une déclaration limitant les droits des whistle blowers, ces employés qui dénoncent des actes illégaux.

Et plus récemment, le président a encore utiliser un signing statement pour tenter de soustraire son administration aux demandes de renseignements d’une commission sur la crise économique.

The Hill:

President Obama on Wednesday said his administration would consider exerting executive privilege to possibly withhold information sought by a new commission set up by Congress to investigate the financial crisis.

As Obama signed a bill that creates a 10-member commission with subpoena power to look into the crisis, the White House issued a signing statement specifying that the administration would maintain its constitutional privileges over commission inquiries.

Les mauvaises habitudes sont difficiles à abandonner.

Certes, à ce jour, le président utilise moins cette méthode. Mais pourquoi ne pas simplement respecter ses promesses?

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Que ce serait-il passé depuis le 20 janvier si John  McCain avait gagné les élections de novembre dernier?

Salon publie aujourd’hui un article amusant qui pose la question: It is summer 2009, and John McCain is president.

Y aurait-il des différences? Selon Michael Lind:

But from the vantage point of mainstream American politics, the differences between the Obama administration and a hypothetical McCain administration would have been real and can be vividly illustrated by counterfactual history.

Alors amusons-nous aussi à faire des contrepèteries counterfactuals.

(Posons comme hypothèse qu’il n’y a pas de Congrès, ie. le président contrôle parfaitement l’agenda législatif.)

Comment McCain aurait-il réagi à la crise économique? Si on l’écoute aujourd’hui, il aurait coupé les impôts (pour les plus riches) et les dépenses publiques, donc pas d’aide aux États pour les programmes sociaux. Les USA s’enliseraient dans un dépression plus grave encore que la crise de 1929 et les villes seraient envahies de camp de tentes et de lignes interminables aux soupes populaires.

Politique internationale. Les Palestiniens en prennent pour leur rhume. L’Iran n’aurait pas connu de crise ces derniers jous:  les Israéliens, avec l’appui des Américains, auraient bombardé Téhéran en avril et la population se seraient ralliée à Ahmadinejad.

Torture. McCain aurait sans doute fait la même chose qu’Obama: arrêter tous les programmes et ne rien faire pour embêter les tortionnaires de Bush.

Réforme de la santé. Quoi? Que dites-vous? Je n’entends rien. La situation n’a pas changé depuis 40 ans, les Américains peuvent bien vivre 10 ou 15 ans de plus avec leur système actuel. Sauf que, c’est toute l’activité économique du pays qui est touchée par l’inaction. Les employeurs américains ne pourront pas supporter très longtemps ce désavantage compétitif et exporteront de plus en plus d’emplois.

Y aurai-til un chien à la Maison Blanche???

The Obama administration deserves, and can benefit from, thoughtful criticism. But before giving up on Obama after only a few months, critics of this president should ask: WWMD? (What Would McCain Do?)

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Commentaire (1)

La semaine dernière, 2 sénateurs démocrates ont rallié les Républicains lors d’un vote de confiance, donnant à ces derniers 1voix de majorité et plongeant Albany dans un chaos artistiques et humoristique.

Aujourd’hui, un de ces Démocrates, Monserrate, revient au bercail! Les Démocrates et les Républicains sont maintenant à égalité.

L’État de New York est un bien drôle de bête. Dominé économique et culturellement par sa mégalopole, avec un capitale dans la brousse et un Sénat dominé numériquement par les élus de province. Il semble que la seule façon de gérer cet état soit avec une poigne de fer, comme l’ont fait Rockefeller (gouverneur) et Bruno (président du Sénat) pendant des années.

Le gouverneur actuel, David Paterson, a été nommé après la démission d’Elliot Spitzer, et est moins populaire qu’un maringuoin.

Le potentiel futur gouverneur, Andrew Cuomo, fils de l’ancien gouverneur et actuel Attorney General, ne veut évidemment pas se mêler de cette bataille.

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Le sujet brûlant de l’été en politque américaine sera certainement la réforme du système de santé souhaitée par Obama.

Quelques détails en vrac dans ce billets sur lesquels j’élaborerai au cours des prochaines semaines.

Le sujet n’est pas nouveau. Lindon B. Johnson en a fait le noyau de sa présidence, bien plus que la guerre du Viet Nam. Il n’a pas pu imposer un système universel, mais a réussi à implanter une couverture pour les personnes âgées (Medicare) et une couverture pour les plus démunis (Medicaid).

Clinton a tenté 30 ans plus tard de terminer le travai (et a confié la tâche à Hillary), mais il a subit un échec total face aux compagnies d’assurance.

Obama aborde le sujet de façon légèrement différente. D’abord, il a décidé de laisser le congrès élaborer ds propositions de réforme. Il faut dire que les élus Démocrates ont beaucoup travailler sur le sujet au cours des 15 dernières années. Petit problème cependant: le moteur, l’âme des Démocrates, le sénateur Kennedy, est désormais trop malade pour diriger effectivement les travaux législatif. La tâche revient donc à un sénateur du Montana, Max Baucus. Qui? Baucus est le président du comité des finances du Sénat et c’est lui qui pilote l’écriture du projet de loi dans cette chambre.

En théorie il faut 60 votes au Sénat pour éviter un filibuster, mais les Démocrates ont laissé entendre qu’ils étaient prêts à utilser une manoeuvre (reconciliation) d’adoption du budget pour faire passer la réforme avec 51 votes.

Les enjeux des derniers jours concernent surtout la mise en place d’un régime d’assurance publique qui pourra compétitionner les compagnies privées.  Les Républicains y sont opposés, car ils craignent que les compagnies privées ne soient pas en mesure de faire compétition, les Démocrates n’osent pas admettre qu’ils sont en faveur car ils espèrent que les compagnies privées seront incapables de compétitionner!

On ne parle pas encore (beaucoup) de l’assurance obligatoire, les mandates. La question des coûts du projet devrait rebondir cette semaine avec la publication d’une étude du GAO (Government Accounting Office).

Obama espère qu’une loi sera prête en octobre.

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La gauche progressiste anti-guerre au Congrès est en train de faire dérailler le projet de loi du président visant à financer les activités militaires pour les prochains mois.

Bush a financé ses guerres via des projets de loi de financement hors-budget (supplemental), tactique que Obama avait promis d’abandonner.

Plusieurs représentants Démocrates avaient promis, à l’époque, de ne pas voter pourde tels propjets s’ils n’incluaient pas des stratégies mesurables de retrait des troupes.

Or, Obama a présenté un tel projet de financement supplémentaire il y a quelques jours.

Ce projet allait passer facilement, mais l’administration a décidé d’y ajouter un amendement visant à financer le Fonds monétaire international, amendement rejeté par les Républicains qui y voient une subvention aux banques européennes. Et le Sénat (Lieberman) a ajouté un amendement interdisant la publication de photos de prisonniers (nous en avons parlé ici). Les Démocrates ont accumulé assez de votes pour rejeter la loi de financement amendée par Lieberman. Elle reviendra donc devant la Chambre cette semaine.

Entre temps, les activistes progressistes de la blogosphère ont profité du délai pour mettre en branle une campagne de coups de téléphone et d’emails pour rappeler à certains élus qu’ils avaient promis de ne pas voter pour ce genre de loi. (Firedoglake ne parle que de cela depuis une semaine!)

L’administration n’est pas contente, mais pas contente du tout! Rahm Emanuel fait des pressions monstres sur les Représentants, surtout les rookies (nouveaux élus). Et on fait miroiter un projet de rachat des vieux bazous aux progressistes.

Il faut que 39 Démocrates votent « non » pour faire échouer le projet de loi. Les opposants croient avoir 35 votes.

Obama, qui s’est fait connaître grâce à son opposition à la guerre quand personne n’osait être contre, se voit maintenant obligé de combattre les élus qui s’y opposent encore.

Selon toutes probabilité, la loi passera. Et Obama aura dû dépenser du capital politique contre ses partisans de la première heure.

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Commentaire (1)

Bill Maher commence en avoir assez du côté people du président:

Il se plaint des positions d’Obama sur la réforme du système de santé, le sauvetage des banques et ses positions sur les gaz à effet de serre.

Selon Maher, c’est le temps où jamais de faire des vraies réformes et Obama est trop timide.

I’m glad Obama is president, but the Audacity of Hope part is over. Right now, I’m hoping for a little more audacity.

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Je vais faire le point toutes les semaines sur le dossier de la torture aux États-Unis.

Que s’est-il passé cette semaine?

Le développement important et surprise de la semaine: John Yoo devra témoigner! Un juge a autorisé José Padilla à intenter une poursuite civile contre le gouvernement pour les traitements qu’il a subi (pas à Gitmo, Padilla est citoyen américain) et a ordonné à Yoo de venir expliquer pourquoi il a écrit son célèbre mémo fournissant une justification légale aux techniques de torture utilisées.

The Economist publie une entrevue avec Greenwald, qui discute toujours avec autant de rigueur des responsabilités de l’administration.

L’ACLU (American Civil Liberties Union) a lancé un nouveau site entièrement dédié aux actualités sur le dossier de la torture.

Et on attendait vendredi une version non-censurée des transcriptions des tribunaux militaires de Gitmo. Mais apparemment, la CIA a bien livé la marchandise. Mais par la poste!

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Tim Pawlenty

Tim Pawlenty, gouverneur du Minnesota, a annoncé récemment qu’il ne représenterait pas à ce poste l’an prochain. Immédiatement, tous les pundits des résaus câblés en ont conclu que c’était pour mieux préparer sa candidature aux primaires présidentielles républicaines de 2012.

Il ferait sans doute un bon candidat Républicain face à un Obama théoritiquement encore populaire: il incarne les valeurs conservatrices de la base du parti et n’aurait aucune chance de gagner.

Ses positions à la tête du Minnesota sont relativement à droite sur les sujets qui importent le plus aux conservateurs (affichage de la date de fin du visa sur le permis de conduire, période d’attente obligatoire avant un avortement, budget équilibré sans augmentation d’imôts, libéralisation du port d’armes…). Mais il devra jouer un jeu d’équilibre dangereux dans quelques semaines.

La Cour Suprême du Minnesota devrait,  selon toute probabilité, déclaré Al Franken (D) victorieux après un nouveau décompte et 2 appels pour l’élection sénatoriale de l’an dernier. Pawlenty, en tant que gouverneur, pourra alors en toute conscience signer le certificat d’élection. Mais Coleman, le Républicain, fera certainement appel devant la Cour Fédérale. Pawlenty subira alors des pressions immenses pour ne pas signer ce certificat et donner aux Démocrates un 60è siège au Sénat. En refusant de signer, le gouverneur sera bien vu par la base du parti et surtout par les gros donneurs. Mais il devient ridicule de refuse à son État la moitié de sa représentation sénatoriale, ça ne fait pas très statesman.

Comment se dessine la course, 30 mois avant les caucus de l’Iowa?

Newt Gingrich fait beaucoup de bruit en ce moment en traitant Sonia Sotomayor un jour sur deux, mais il est beaucoup trop ancien pour faire un candidat sérieux, même contre un adversaire presque certain de la victoire.

Sarah Palin est… Sarah Palin. Sa candidature, ou du moins sa victoire, est tout aussi inimaginable aujourd’hui qu’elle l’a toujours été.

Bobby Jindal se remettra-t-il de sa prestation de février dernier? Pas cette année en tout cas.

Mark Sanford, Mitt Romney, Mike Huckabee et Tim Pawlenty forment à ce jour le carré des favoris.

Sandford, le gouverneur de la Caroline du Sud, est coincé dans ses positions économiques et devra combattre son image d’homme blanc du su. Romney a beaucoup d’argent, beaucoup d’expérience et une expérience du monde des affaires qui devrait l’avantager en cette période de crise. Huckabee représente la droite religieuse. Pawlenty, quant à lui, n’est pas aussi présent que les autres sur la scène nationale, mais il débutera la course avec de bonnes réserves financières et pourrait faire son chemin.

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Obama a promis le changement lors de la campagne. On constate que sur tout ce qui touche aux secrets de Bush et Cheney, il ne livre pas la marchandise.

Et voici un autre aspect où le président continue business as usual.

Il est traditionnel aux USA que le président nomme quelques gros donateurs à des postes d’ambassadeurs dans des pays très amis (Angleterre, Vatican) ou dans des petits pays d’Europe du nord ou de l’est. On aurait pu s’attendre à ce qu’Obama chamboule tout cela et qu’il mette plutôt en place une strucure complètment professionnelle.

C’est un peu le contraire qui s’est passé. Non seulement il continue de distribuer les ambassades à ses plus importants donateurs, mais il confie aussi des postes difficiles à des gens sans expérience:

Pays Ambassadeur Contribution aux Démocrates $ Emploi précédent
Grande Bretagne Louis Susman 735 000 $ Banquier
France Charles Rivkin 883 000 $ Producteur de films d’animation
Japon John Roos 545 000 $ Avocat à Silicon Valley
Afrique du Sud Donald Gips 553 000 $ Communications
Espagne Alan Solomont 1.4 M $ Riche

Source: Political Junkie (NPR)

Et ces personnes n’ont pas d’expérience diplomatique.

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Creigh Deeds vient de gagner l’élection primaire Démocrate en Virginie, avec une marge considérable devant Terry McAuliffe (50% vs 26%).

McAuliffe est un vétéran du parti Démocrate, grand ami des Clinton et un des organisateurs de la campagne d’Hillary l’an dernier. Il est aussi très riche.

L’élection de novembre s’annonce cependant dur, contre le candidat Républicain, Robert F. McDonnell, qui semble mener dans les derniers sondages.

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La famille du gynécologue obstétricien George Tiller, assassiné par un fanatique pro-vie il y a un peu plus d’une semaine, vient d’annoncer la fermeture de sa clinique d’avortement au Kansas.

Le terrorisme, c’est efficace.

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Comme mentionné ce matin,  les Représentants démocrates progressistes ont réussi à exclure d’un projet de loi de financement un amendement introduit au Sénat qui aurait interdit toute publication, sur simple décision du président, de photographie de prisionniers priss entre le 11 septembre 2001 et le 20 janvier 2009.

Je terminais le billet en écrivant:

Que peut-on attendre d’Obama maintenant?

Et bien je m’étais trompé! La réplique n’est pas venue de la Maison Blanche, mais plutôt de Lieberman.

Huffington Post:

Sens. Joe Lieberman (I-Conn.) and Lindsey Graham (R-S.C.) have threatened to halt all business in the Senate until Congress passes their legislation allowing President Barack Obama to suppress photos showing detainee abuse.

Wow.

Lieberman, qui a été rejeté par les Démocrates du Connecticut pour son soutien à l ‘invasion de l’Iraq, menace maintenant un blocus complet du processus législatif si les représentants n’acceptent pas de passer une loi qui vise uniquement à cacher les sales côtés de cette guerre!

Alors je répète:

Que peut-on attendre d’Obama maintenant?

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Les représentants démocrates progressistes ont réussi à empêcher le passage d’une loi qui aurait interdit, rétroactivement, la publication de photographies de prisonniers prises entre le 9 septembre 2001 et le 20 janvier 2009. (Voir ce billet de Greenwald pour une explication détaillée du contexte.)

On se souviendra qu’il y a quelques semaines, Obama a décidé de demander à la cour d’interdire la publication de photographies alors qu’il avait promis précédemment qu’il accepterait leur publication.

L’affaire va maintenant devant la Cour Suprême, mais il semble évident qu’elle forcera le gouvernement à autoriser la publication de ces photos.

Donc, le président s’est tourné vers Joe Lieberman qui a immédiatement rédigé un amendement au projet de loi de finanement supplémentaire pour les guerres d’Iraq et d’Afghanistan. La Chambre des représentants avaient passé la loi sans cet amendement, mais les Sénateurs l’ont adopté. Le tout se retrouvait donc en comité conjoint, mais des représentants démocrates ont menacé de voter contre le projet de loi dans son entier si l’amendement était inclus. Et comme les représentants républicains sont opposés à la loi pour d’autres raisons (un financement de 5 miliards $ au Fond Monétaire International), il n’y avait plus assez de Démocrates pour en assurer le passage.

Firedoglake, un blog progressiste, a rapporté hier que l’amendement avait été abandoné.

Que peut-on attendre d’Obama maintenant?

Si la tendance se maintient, il trouvera d’autres moyens pour conserver cachée dans un coin sombre toute la saga Bush-Cheney.

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…Dans l’État de New York.

Deux Démocrates ont voté avec les Républicains hier, créant la surprise, lors d’un vote visant à confirmer (croyait-on) la majorité des Démocrates.

Il semble certain qu’au moins un des deux ait changé de camp pour éviter qu’une loi légalisant le mariage pour conjoints de même sexe soit votée. Les deux sénateurs avaient également des réticences sur un projet loi visant à renforcer l’accès à l’avortement.

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La semaine dernière au Kansas a eu lieu un meurtre qui n’est pas un fait divers.

Le docteur George Tiller, gynécologue-obstétricien, a été assassiné par un militant anti-avortement fanatique.

Le Dr Tiller était l’ennemi n° 1 des pro-life américains, parce qu’il réalisait (un des trois seuls aux États-Unis) des avortements au 3è trimestre (avortements strictement thérapeutiques et absolument légaux), et que sa clinique était ouverte depuis des dizaines d’années.

Il faut avoir vu des protestations contre l’avortement aux USA pour comprendre l’intensité des participants et donc l’intensité des Américains favorables à l’avortement (les pro choice). Il y a quelques années, les mouvements pro-vie ont organisé des manifestations tout l’été devant la clinique du Dr Tiller. 2 700 personnes ont été arrêtées.

Sa clinique a été vandalisée plusieurs fois (colle dans les serrures, trous dans le toit) et lui-même avait déjà fait l’objet d’une tentative de meurtre: une autre fanatique lui avait tiré une balle dans chaque bras.

Les meurtres et tentatives de meurtre de médecins pratiquant l’avortement ont été nombreux dans les années 90, mais Tiller est la première victime du 21è siècle. En autres termes: près d’une dizaine de médecins assassinés quand Clinton était président, aucun sous la présidence de Bush et déjà 1 depuis l’arrivée d’Obama au pouvoir. Lire la suite

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En novembre 2008, lors de l’élection qui  a mené Barack Obama à la présidence, les Californiens étaient également amenés à se prononcer par référendum sur une proposition visant à interdire les mariages pour conjoints de même sexe. Quelques mois plus tôt, un tribunal de cet état avait déclaré que ces mariages devaient être admis. La proposition 8 visait à modifier la constitution de l’état pour les rendre explicitement interdits.

Les mêmes électeurs californiens qui ont (largement) voté pour Obama ont aussi accepté (52% contre 48%, une sérieuse claque) cet amendement.

Le résultat du référendum a été contesté car la procédure d’amendement de la constitution n’est pas la même selon l’ampleur des changements apportés et les défenseurs des droits civils prétendent que la retrait d’un droit existant aurait dû nécessiter la procédure d’amendement plus stricte. La cour suprême de Californie a rendu son verdict cette semaine: le référendum tient, les mariages de conjoints de même sexe sont interdits dans l’État. (La cour a cependant déclaré légaux les 18 000 mariages ayant eu lieu entre la première décision du tribunal et le référendum de novembre!)

Coup de tonnerre hier: David Boies et Theodore Olson, des avocats, ont déposé un appel devant la cour fédérale.

Si ces noms vous rappellent quelque chose, vous n’avez pas tort. Ces messieurs ont été très impliqués dans la plus importante bataille judiciaire de la fin du XXè sièce aux États-Unis: le Bush v. Gore de 2000, quand Bush a convaincu les juges de la Cour Suprême (dont certains nommés par son père!) d’arrêter le décompte manuel des votes en Floride lors de l’élection présidentielle.

Ces deux messieurs étaient les deux avocats principaux des camps opposés.

Le New York Times cite:

“But this is not something that is a partisan issue. This is something that is a civil rights issue.”

Cet appel va cependant à l’encontre de la stratégie mise en place depuis quelques années par les groupes de défense des droits civiques, car il est presque certain que la cause va se retrouver devant la Cour Suprême à moyen terme. Or les groupes de pression croient (sans doute avec raison) que la Cour Suprême n’est pas encore « prête » à entendre leurs arguments et ils ont donc préféré attaquer le problème via les états. Avec un succès certain d’ailleurs. Les tribunaux de l’Iowa (!), du Massachussets et de la Califiornie ont reconnu la légalité des mariages homosexuels et les législatures du Vermont et du Maine l’ont (ou sont sur le point de) intégrer dans leurs lois. New York devrait aussi faire le pas bientôt. Une défaite devant la Cour Suprême ralentirait significativement ces progrès.

Mais le simple fait de voir des adversaires aussi partisans se réunir pour combattre une injustice est rafraîchssant et nous montre à quel point les conservateurs religieux avaient pris le contrôle des débats aux USA.

On sent un changement…

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Commentaire (1)

Sonia Sotomayor

Sonia Sotomayor

Alors ce serait la favorite de la première heure, Sonia Sotomayor, selon le New York Times, qui serait nommée par Obama à la Cour Suprême.

2 critères sur 3, comme je l’avais prédit.

Confirmation de mes talents d’analyste plus tard ce matin…

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Obama doit annoncer qui il propose comme 9è juge de la Cour Suprême ce matin vers 10h15 (heure de Washington).

Les conservateurs, encore plus que les Républicains, attendent cette nomination avec impatience.

Leurs causes principales (avortement, droits pour les homosexuels et port d’armes) ont soit disparu complètement de la place publique, ou sont en voie d’être rendue mainstream. Ils comptent donc relancer ces débats en positionnant le (ou sans doute la) favori(te) d’Obama comme une menace à la stabilité de l’État religieux américain,

Les Républicains feront bien un peu de bruit et lanceront quelques attaques contre le président, mais leur insignifiance législative et leur invisibilité dans l’opinion feront en sorte qu’ils auront très peu d’influence.

Revenons à la nomination. Obama choisira sans doute une personne qui satisfait 2 des 3 critères suivants:

  • Une femme;
  • Latino;
  • Homosexuel.

On pourra juger des mes capacités prédictives dans quelques heures!

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Quelle semaine!

Obama a fait jeudi un discour majeur exposant ses objectifs de réforme du système judiciaire américain dans le cadre de la lutte anti-terrorisme. Et il n’y a pas beaucoup de choses qui peuvent plaire dans ses idées. Essentiellement, il souhaite permettre la détention prolongée de personnes soupçonnée de connexions terroristes. Détention sans mise en accusation et sans procès.

Qui aurait cru qu’Obama irait encore plus loin que Bush vers la suppression de l’état de droit?

Le nouveau président souhaite rendre légale une pratique que l’ancien utilisait sans en avoir demandé le pouvoir.

Et même le New York Times, dans un éditorial de vendredi, approuve. Comment la gauche (douce) américaine peut en être rendue là? Ce qu’Obama demande, c’est d’officialiser le pouvoir du président de retirer de la circulation qui il veut sans avoir à se justifier. En fait, les lois anti-terroristes américaines sont déjà très souples et permettent l’emprisonnement (long) pour le support au terrorisme, ce qui inclut participer à un camp d’entraînement et diffuser une chaîne de Hezbollah. Ce que veut réellement Obama, c’est de pouvoir emprisonner des gens qui ne pourraient pas être jugés à cause des mauvais traitements qu’ils ont reçu lors de leurs interrogatoires.

Mais comment mettre des limites à ce qui est finalement une proposition de retirer toutes les limites?

Et qui a donné la réplique répubicaine à ce surprenant discour? Dick Cheney. Ce même Cheney qui fuyait les entrevues et les journalistes du temps qu’il était vice-président est maintenant devant les caméras plusieurs fois par semaine. Cheney, évidemment, cherche à faire assez de bruit pour tenter d’éviter toute poursuite criminelle pour son implication dans la politque de torture systématique qu’il a menée pendent des années. Il doit se dire que s’il demeure au devant de l’opinion, toute accusation portée contre lui pourra être présentée comme une tentative de faire taire ses critques face à Obama. (Mentionnons également qu’il parie sur les terroristes: en disant que la nouvelle administration ne fait pas son boulot, une nouvelle attaque importante sur le sol américain serait immédiatement présentée comme la justification de tout ce qu’il a fait auparavant.)

Les Républicains en sont rendus à ne pas pouvoir présenter un porte-parole plus en ligne avec la réalité et doivent se contenter d’un vieux criminel.

Est-ce que les Américains vont réaliser un jour que permettre à la droite de se retrancher sur sa base chrétienne et ultra-conservatrice enlève toute crédibilité à l’opposition et qu’ils se retrouvent maintenant avec un président démocrate qui veut suspendre, pour toujours, la règle du droit?

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Obama vient de nommer (proposer en fait, le Sénat doit approuver) un Républicain à un poste diplomatique important. Jon Huntsman est présentement gouverneur de l’Utah, il a une longue expérience asiatique et parle le Mandarin.

Il a occupé des postes dans les administrations Bush, père et fils, avant de se faire élire gouverneur de l’Utah.

Et il est mormon.

En faisant le tour de la presse et des blogs ces derniers jours, on peut constater que cette nomination est bien vue à gauche comme à droite.

David Axelrod, le conseiller politique d’Obama, a un jour prétendu que Huntsman était le seul Républicain qu’il craignait en 2012. Il faut préciser que Huntsman est un membre rare d’une espèce en voie de disparition: un Républicain modéré. Il est pour les unions civiles pour les gays et a appelé, dès les lendemains de l’élection, le GOP à se re-centrer. Donc, en le nommant (très) loin de Washington, mais cependant à un poste aussi prestigieux qu’important, Obama éloigne un rival potentiel pour 2012 (même s’il semble mousser la candidature de Huntsman pour 2016, mais ce ne sera plus son problème).

Encore mieux: un commenteur, Al Giordano, voit encore plus loin:

Mitt Romney is technically the frontrunner for the GOP presidential
nomination in 2012. He's got the money, a national organization, and
the on-camera talent and political experience to handle the national
spotlight. Ideologically, his positions line up pretty perfectly with
the conservative GOP platform. If any Republican "deserves" it for
having paid his dues loyally to the party, it's Mitt. And yet it's
extremely unlikely that the said GOP base - we're talking mainly white
Southern Baptists here - is going to get over its Mormonphobia in just
three years enough to make that possible.
The appointment of Huntsman is thus, politically, a slam dunk. When
GOP primary voters inevitably reject Romney once again in the 2012
primaries and caucuses outside of the Mountain West, the resentment -
already boiling after last year's adventures in presidential politics -
among rank-and-file Mormons that the party to whom they've given so
much still doesn't really want them in the Master's house rather than
the servant's quarters, will sting. Meanwhile, another of their
prominent citizens will likely still be Obama's man in Beijing, proof
that somebody in American politics isn't dissing the LDS and
its members. And in key swing states like Nevada and Colorado, LDS
members are legion.
Some said Obama was crazy, back in 2007 and 2008, to reach out to
what conventional wisdom thought was an impenetrable GOP base... Crazy,
like a fox.

Ainsi Obama serait en train de séduire les Mormons pour en accueillir le plus grand nombre après l’éventuelle défaite de Romney aux primaires Républicaines de 2012…

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Mais où va Obama?

Certes il a fermé la plupart des prisons plus ou moins secrètes des USA. Mais on ne voit pas de progrès à Gitmo. Et on ne sait pas grand chose sur Baghram.

Oui, il a autorisé la publication de mémos embarrassants du ministère de la justice, mais ils auraient été publiés de toute façon.

Mais, il continue les tactiques légales de l’administration Bush qui visent à tenir cachées le plus d’informations possible sur les technique de la CIA.

Et cette semaine, il est revenu sur une promesse faite il y a moins d’un mois de publier des photos de mauvais traitements de prisonniers, en reprenant exactement le raisonnement de Bush et Cheney: il ne s’agit que d’écarts de conduite isolés de la part de soldats s’ennuyant dans le désert.

J’ai avancé avant-hier la théorie qu’il s’agissait d’un plan machiavélique pour tenir à l’écart du leadership républicain les hommes politiques ayant une once de jugeote.

Mais même moi je ne crois pas que ce soit la vraie raison.

On pourra dire, comme on a dit de Bush et d’autres chefs d’État, qu’il et mal conseillé. Mais ce n’est pas une excuse. Et je ne vois pas qui pourrait le tromper à ce point.

Le seul et unique responsable est bien Obama.

Veut-il vraiment se concentrer sur les éléments importants à venir de son programme législatif et ne pas détourner l’attention publique sur des événements qui ne pourraient que ralentir la mise en place de son programme?

Ça paraît de moins en moins crédible, car les crimes de l’administration précédente occupe déjà beaucoup la place publique et le feront de plus en plus.

Je crois plutôt qu’il espère que si la crise éclate, et elle éclatera, qu’il ne veut pas en être vu comme l’instigateur.

Mais si c’est le cas, il en fait trop. On commence à le considérer comme un complice après les faits.

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Observer la politique américaine est moins intéressant ces jours-ci.

Certes, tout le monde avait prévu un certain passage sombre pour les Républicains après leurs deux défaites consécutives et, surtout, les 8 ans du règne de Bush. Mais un tel recul? Tant d’absurdité et un repli sur un conservatisme imaginaire comme on le voit depuis quelques semaines?

On a bien ri de l’OPA de Limbaugh au début, on se moque de Steele et ses gaffes, mais tout cela devient sinistre et lugubre. Et je ris encore en me remémorant la répplique de Jindal au discours d’Obama.

Évidemment (en fait, ce n’est peut-être pas si évident que cela) au coeur de la situation actuelle des Républicains on retrouve l’incertitude et le flou artitistique autour d’éventuelles enquêtes sur la torture. Tant que le président, le ministre de la justice ou le congrès n’auront pas clairement annoncé la couleur (qui sera sous enquête, pour quel crime couvrant quelle période), les Républicains ne pourront pas se doter de réels leaders. En effet, quel candidat sérieux oserait pointer son nez à la tête du parti alors que des accusations sérieuses et crédibles peuvent tomber à tout moment? Cet éventuel leader sérieux serait alors obligé de prendre position, soit en défendant des criminels de guerre, soit en contre des anciens dirigeants du GOP.

C’est peut-être l’objectif de la stratégie de non-action d’Obama?

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Comme tout le monde, j’ai profité des derniers jours pour me moquer de la profonde débandade des Républicains en écrivant sur le « rôle » de Rush Limbaugh pour le parti. Ce n’est pas pour rien que la Maison Blanche, Rahm Emmanuel en tête, mousse l’animateur de radio: on ne peut imaginer pire figure de proue pour le GOP.

Mais il est évident que Limbaugh ne jouera jamais un rôle d’élu pour les Républicain.

Qui donc pourrait se pointer au cours des prochains mois? Sarah Palin ou Bobby Jindal? Je ne vois pas la droite retomber dans un tel populisme religieux. Newt Gingrich (le retour de Monsieur Non)? Sans doute trop de squelettes dans son placard.

Non, le réel leader qui émergera de l’ombre est certainement Mitt Romney.

Il a une expérience exécutive (Gouverneur du Massachussets), c’est un homme d’affaires qui a réussi et il a déjà  su convaincre des progrssistes de l’élire.

S’il a complètement raté son coup en 2008, c’est certainement parce qu’il a voulu trop jouer la carte conservatrice et se montrer plus à  droite que le reste du champ. Mais les extrême drotistes Républicains n’ont pas fait, et ne feront jamais, confiance à  sa religion.

S’il réussi à  se repositionner plus au centre et fait jouer son expérince bi-partisane et sa connaissance du business, peut-être aura-t-il alors des chances de convaincre des Républicains que ce n’est pas d’un virage à  droite qu’ils ont besoin, mais bien de pragmatisme.

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Obama (son Secrétaire de presse, Robert Gibbs, en fait) a réussi à  convaincre tout le spectre politique américain! Les Démocrates et les Républicains, les progressistes et les conservateurs, tous sont d’accord, Ruch Limbaugh est le leader incontesté des conservateurs ET du parti Républicain.

Qui peut encore dire que l’administration n’est pas bipartisane?

à‰videmment, les objectifs de chacun ne sont pas les mêmes.

Limbaugh est un populiste conservateurs assez dégoûtant qui arrose une foule immense tous les matins de sa verve radiophonique. Ses millions auditeurs votent Républicain à  90% (au moins). Les élus de droite ne peuvent donc pas l’ignorer. La semaine dernière, lors d’une manifestion conservatrice annuelle, Rush a eu droit à  une séance de consécration de son statut.

Selon certains, il ressemblait plus à  un chef  mafieu de l’Europe de l’est qu’à  un politicien:

Rush Limbaugh - CPAC 2009

Rush Limbaugh - CPAC 2009

Lors de cette prestation (!), il a surtout défendu que les Conservateurs devaient espérer que Obama échoue.

Et c’est à  ce moment que la Maison Blanche a repris le bâton, en affirmant que Limbaugh était devenu le véritable leader de la droite et que les journalistes devaient demander aux élus Républicains s’ils étaient d’accord avec lui.

Ainsi, les Sénateurs et Représentants Républicains se retrouvent devain un beau dilemme: approuver Limbaugh et espérer que le plan de relance de l’économie échoue ou le rejeter et se mettre à  dos ses auditeurs fidèles.

Michael Steele, le secrétaire général du GOP, a bien essayé de remettre Limbaugh à  sa place ce weekend, mais il a dû faire des excuses publiques 2 jours plus tard!

Et on peut supposer que les Démocrates voient plus loin que les remarques récentes de Limbaugh. Depuis des années qu’il sévit sur les ondes AM, il en a dit des âneries. Il en a contre les noirs, les Mexicains, les femmes, les handicapés, les malades… Tôt ou tard, les Républicains devront se positionner par rapport à  tout cela. Devront-ils encore s’excuser?

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On vient d’apprendre que Karl Rove, ancien conseiller politique de Bush, et Harriet Miers, ancienne avocate du même Bush, témoigneront (enfin) devant un comité de la Chambre des Représentants.

Depuis plusieurs mois (plus d’un an), les Représentants tentent de forcer ces deux-là  à  venir s’expliquer dans l’affaire des congédiements de procureurs au Ministère de la Justice. Jusqu’à  maintenant, ils avaient refusé, prétextant le droit du Président à  ne pas s’expliquer devant le Congrès.

Un juge a récemment rejeté cet argument.

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