Archive pour: février, 2009

Où ira Bobby Jindal?

La réponse des Républicains au discours du Président Obama devant le Congrès a été donnée par le gouverneur de la Louisianne, Bobby Jindal.

Et ça a été une catastrophe. Même les Républicains n’ont pas aimé (le chroniqueur du New York Times, David Brooks, l’a détruit sur PBS quelques minutes après son discours).

Il semble même qu’il ait inventé une histoire à  propos de son intervention personnelle lors de l’ouragan Katrina (il était alors Représentant).

Sur le ton d’abord. Obama ayant été assez pessimiste depuis son élection, préparant les Américains à  une crise longue et difficile, il a décidé d’être franchement optimiste, s’opposant au manque de confiance du Président. Manque de pot, Obama a viré à  l’espoir mardi soir.

Le style ensuite. On avait l’impression d’un vieil oncle (et il n’a que 37 ans) qui s’adresse à  des enfants de 3 ans souffrant de problèmes d’apprentissage. à‡a ne passe pas.

Finalement, et surtout, le contenu était à  côté de la plaque, complètement disjoncté. Il préconise le retrait complet de l’à‰tat et se plaint de dépenses pour la surveillance des volcans!

Lundi, Jindal était encore dans le peloton de tête des prétendants à  l’investiture républicaine pour les élections présidentielles de 2012. Mercredi, il n’était même plus dans le portrait.

à‰videmment, c’est encore tôt, mais il lui sera très difficile de remonter la pente.

Tant mieux. C’est un fondamentaliste (catholique) qui a signé une loi favorisant l’enseignement de l’intelligent design dans les classes de la Louisianne. Les Américains ne peuvent même pas se permettre d’envisager une période d’obscurantisme en ce moment. (Il faut noter que Sarah Palin partage la même idéologie…)

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Obama a réussi à  faire voter son plan de relance par le Congrès et l’a vendu de façon magistrale aux citoyens hier soir lors de son discours devant les chambres du Congrès.

C’est la premier acte. Il tente de réparer les pots cassés. Mais il reste encore un second acte, il faut corriger le système en profondeur pour éviter que ce genre de problèmes de ré-apparaisse.

C’est ce qu’a fait Roosevelt dans les années 30 et c’est ce que le Président a annoncé.

Les Européens sont en train de concocter une position commune sur ce sujet qu’ils espèrent bien faire adopter par le G20 dans quelques semaines à  Londres.

Si les objectifs sont convergents, il reste à  voir comment vont réagir les Américains, et surtout les élus, à  ce qu’ils considéreront certainement comme un coup de force des Européens.

Il faudrait que le Président et/ou quelques Sénateurs proposent dès maintenant un plan qui ressemble à  l’approche européenne.

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Le Daily Beast rapporte que le Governator auraitr envisagé il y a quelques mois d’imiter son copain Michael Bloomerg et de quitter le parti Républicain pour devenir indépendant.

Mais pourquoi ferait-il cela? Bloomberg visait (et vise sans doute encore) la présidence, mais celle-ci est interdite à  Schwarzenegger, étant né hors des à‰tats-Unis.

Donc, à  supposer que le gouverneur de la Californie souhaite poursuivre une carrière politique, je ne vois qu’un objectif à  moyen terme: un poste de très haute visibilité dans une administration Démocrate . Les gouverneurs de Californie sont limités à  2 mandats, il devra donc quitter ce poste l’an prochain.

D’aucuns le voient parcourant la planète avec Al Gore, d’autres l’imaginent réformant le système bi-partite américain aux côtés de Bloomberg.

Mais ces hypothèses semblent trop théoriques. Schwarzenegger agit clairement comme un Démocrate à  la tête de la Californie, mais il n’a pas besoin de changer officiellement de parti pour continuer une action politique engagée.

Je prédis donc qu’il deviendra le Tsar de quelque chose de chaud dans l’administration Obama avant juin 2011.

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Gary Locke au Commerce?

Est-ce que la troisième fois sera la bonne?

Les rumeurs (sans doute solides, il s’agit en somme de préparer le terrain) du jour parlent de l’ancien gouverneur Démocrate de l’à‰tat de Washington comme Secrétaire du Commerce.

Gary Locke

Gary Locke

Un Américain d’origine chinoise au Commerce, ça fait pas très subtile. Mais enfin, on peut supposer que cette fois l’équipe d’Obama se sera assuré qu’il tiendra au moins jusqu’aux audiences de confirmation du Sénat!

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Un changement de parti à  Washington signal le départ d’une compétition féroce entre les journalistes et commentateurs. Il existe un milieu (assez malsain, voir Greenwald) de journalistes qui vivent (grassement) de leurs contacts dans l’administration et qui se considèrent les seuls vrais garants de la presse politique. Cependant, pour conserver leurs accès, ils doivent nécessairement se faire de simples portes-paroles des dirigeants. à‡a donne l’invasion de l’Irak.

Donc, avec un changement d’administration, les journalistes en place font tout pour conserver leur statut et les petits nouveaux voient leur chance de se faire une place.

Cet accès se traduit par l’avantage d’être le récipiendaire des ballons d’essais et des règlements de compte anonymes des gens en place. En échange, les patrons de ces jorunalistes publient de beaux articles bien glamour et gentils sur ces personnes qui les utiliseront par la suite.

Et cette année ce ballet se joue dans un contexte d’extinction annoncée de la presse écrite, de polarisation extrême des chaînes câblées et de maturité des blogs et autres média internet (Obama a posé une question à  un représentant du Huffington Post lors de la sa première conférence de presse).

Un de ces articles flatteurs et ronflants est paru ce weekend sur le site de Politico, un profil de Phil Schiliro le conseiller d’Obama pour les relations avec le Congrès. Attendons-nous dans les prochaines semaines à  des pseudos-révélations et à  des idées (anonymes) de projets de loi…

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Un petit jeu ce matin.

Qui se cache derrière ces lunettes?

Qui est-ce?

Indice: la catégorie de ce billet…

Réponse plus tard aujourd’hui!

_______________

Il s’agit de Hillary Clinton. Elle est descendue de l’avion à  Séoul hier avec des lunettes:

Le Huffington Post publie une gallerie des rares apparitions de Hillary avec des lunettes.

Félicitations à  Virginie, qui a été la première à  trouver la réponse. Elle gagne un certificat-cadeau pour un massage!

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Le maire de New York, le milliardaire Michael Bloomberg, s’est joué un tour.

Il y a 2 ans, alors qu’il espérait encore se faufiler entre les Républicains et les Démocrates pour lors des élections présidentielles (avant le phénomème Obama), Bloomberg a lâché le parti Républicain, sous la bannière duquel il s’était fait élire 2 fois à  la tête de la grosse pomme. Il faut noter qu’auparavant il a déjà  été Démocrate.

Il ne craignait rien, devait-il se dire, puisque les règlements de la ville limitait à  deux mandats les postulants au poste de maire. (Deux référendum avaient confirmer ce règlement.)

Mais, oops, il a décidé qu’il aimait bien son job et a réussi à  convaincre les élus municipaux de modifier les règlements pour permettre un troisième mandat.

Donc, le revoilà  candidat. Mais pour apparaître en bonne place sur le bulletin de vote, il faut être le candidat d’un parti important. Sinon, comme le dit le New York Times aujourd’hui:

Even if he spent the money to create his own party, his name would appear in what one Republican operative called “ballot Siberia,” about six rows over to the right — traditionally home to the Socialist Workers and Marijuana Reform Parties, a potential turnoff to voters.

Petit détail amusant des moeurs électorales newyorkaises: un candidat peut apparaître plusieurs fois sur le bulletin s’il représente plusieurs partis!

En plus des Démocrates et des Républicains, le paysage politique newyorkais compte 2 autres partis majeurs: le Independence Party et le Working Families Party. Bloomberg est aussi fâché fâché avec ces deux partis!

Il a cependant dans ses poches un argument de poid: beacoup d’argent. (Le monsieur était prêt à  dépenser 1 milliard $ dans une campagne présidentielle.) Il ne devrait pas avoir trop de problèmes à  acheter une candidatures, ou plusieurs!

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Je demandais hier qui prendrait les reines de la réforme de la santé aux USA.

Le New York Times croit maintenant savoir que le président Obama a choisi la Gouverneure du Kansas, Kathleen Sebelius, pour devenir la prochaine Secrétaire du département de la Santé et des Services Humains (Health and Human Services, HHS).

Elle a une certaine expérience de gestion (politique) dans ce domaine, mais son plus grand atout, comme le dit le Times, est sa capacité à  naviguer parmi les Républicains:

(H)er strongest asset in the White House view may be her record of navigating partisan politics as a Democrat in one of the country’s most Republican states.

Il y a un peu de cannibalisme dans ce choix: il est très peu probable qu’un autre Démocrate réussisse à  se faire élire à  la tête de cet à‰tat conservateur.

Mais surtout, elle est elle-même (par nécessité) relativement conservatrice. Il ne faudra donc pas s’attendre à  des propositions réellement novatrices. Des assurances individuelles garantit par le gouvernement, sans doute. Bonjour l’ennui!

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On commence déjà  à  faire les comptes pour la campagne présidentielle de 2012!

The Fix, le blog de Chris Cillizza au Washington Post, publie aujourd’hui un billet sur la récolte de 2008 de Bobby Jindal. Le gouverneur Républicain de la Louisianne a obtenu des contributions totalisant 3,5M$ l’an dernier, alors qu’il n’aura probablement d’adversaire sérieux en 2010.  Selon Cilliza, il se positionne pour les primaires du GOP de 2012. Un des critères les plus importants pour les candidats Républicains sera leur capacité à  lever des fonds pour faire face à  Obama.

Obama a récolté 750M$ en 2008 et devrait être capable de lever 1 milliard $ en 2012.

1 milliard.

Because the first — and highest — bar for any potential Republican candidate to clear is to show he or she has the capacity to raise the vast sums that will almost certainly be required to run a competitive race against President Obama.

The president raised roughly $750 million during the 2008 campaign, and it’s almost certain that he will raise $1 billion (and possibly MUCH more) for his 2012 re-election race.

Et peut-être BEAUCOUP plus.

C’est ridicule. Parce que cet argent ne provient pas, quoique laissent croire les fans d’Obama, que de petits donneurs. Les bundlers (des gens qui rassemblent pour le candidats des dons de gros donneurs), les syndicats et les corporations demeurent des sources importantes de financement. Comment plaider l’indépendance quand on a reçu et qu’on espère encore recevoir tant d’argent de gens aux intérêts directement liés aux choix d’orientations qu’il va devoir imposer?

Comment un tel système peut-il ne pas imploser sous le poids d’exigences aussi contradictoires que les conflits d’intérêt, le droit de vote et la liberté d’expression?

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Obama pensait avoir bien planifié son coup en recrutant Dashle (je me demande s’il a encore un chauffeur?) pour mener son plan de réforme de la santé. Il a recherché un maniganceux de première catégorie pour diriger ce combat qui sera violent et pas propre du tout. (En fait, peut-être que Daschle était alors la meilleure personne pour jouer de rôle de malfrat.) Le leader historique au Sénat est Ted Kennedy, mais il est clair qu’il n’aura pas la force de mener ce combat.

On a vu lors de l’escarmouche sur le plan de relance de l’économie que les Républicains ont monté une barricade quasi-hermétique contre une mesure qui pourtant apparaît évidente et qui plaît à  une large majorité de la population. On peut déjà  imaginer ce que ce sera pour un projet qui rassemblera une coalition populaire et un soutien en capitaux beaucoup plus importants.

Donc, qui sera appelé à  se sacrifier pour le Président? Beaucoup de spéculation là -dessus ces jours-ci (The Business Review, dbTechno, Kaiser, Government Executive et le Washington Post).

Il y a déjà  quelqu’un en place, le directeur du budget: Peter Orszag. C’est, dit-on, un passionné des problèmes du système de santé américain, et il occupe un poste-clé dans l’administration.

Mais ce n’est pas lui qui sera la face publique du changement et qui jouera dans les coulisses du Congrès pour faire passer les lois.

On a besoin d’un pitbull, mais Rahm Emanuel n’est pas disponible? Pourquoi ne pas demander à  son frère? Ezekiel Emanuel, pédiatre et bioéthicien d’une certaine renommée, est présentement conseiller politique à  la Maison Blanche. Mais encore une fois, certainement pas le leader qu’il faut pour un chantier de cette envergure.

Le Sénateur Démocrate de l’Orégon Ron Wyden a déposé un plan de réforme du système qui ne va pas très loin et causera certainement autant, sinon plus, de problèmes qu’il ne règle (il remplace l’assurance employeur par des pools d’assurance individuelle négociés au niveau des états), mais son projet est soutenu par des Démocrates et des Républicains. Mais il faut noter que ce genre d’approche n’est pas très loin de que proposait Obama pendant la campagne.

Donc il ne fait espérer voir émerger quelqu’un comme Howard Dean, l’ancien candidat aux primaires Démocrates de 2004, ex-chef du Parti Démocrate et médecin du Vermont.

Les Américains considèrent comme extrémiste un programme qui garantit l’accessibilité universelle aux soins de santé, ils cherchent un plan qui permet l’accès à  tous à  l’assurance santé, même si elle n’est pas obligatoire.

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La saga Burris

On a appris plus tôt cette semaine que le frère de l’ex-gouverneur de l’Illinois, Rod Blagojevich, avait demandé une contribution au futur sénateur en échange de sa nomination au poste laissé vacant par Barack Obama. Ce qui, soit dit en passant, le mettait en position de parjure parce qu’il a dit sous serment ne pas avoir parlé à  de proches associés de Blago avant sa nomination.

Et maintenant, le New York Times nous apprend que Roland Burris a tenté de lever des fonds pour l’ex-gouverneur! Et il a échoué!

Le record pour le plus court séjour sur un siège du Sénat est 160 jours, Burris semble bien parti pour le battre!

à‰videmment, les Républicains ne veulent pas de lui et aimeraient bien qu’il quitte et qu’une élection spéciale ait lieu avant 2010. Quant aux Démocrates, ils ne croeint pas (mais alors pas du tout) en ses chances dans une élection primaire, encore moins lors d’un scrutin général.

Sauf que…

Burris a été accepté au Sénat. Le seul moyen pour les Sénateurs de revenir (rapidement) sur leur décision est que Burris soit mis en accusation. Et qui ferait cela? Le US Attorney pour l’Illinois, Patrick Fitzgerald, le même qui a arrêté Blogo, le même qui a enquêté sur l’affaire Plame. C’est peut-être lui qui devrait devenir le Sénateur de l’Illinois!

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Encore Greenwald!

Je commence à  croire que ce blog devrait simplement être une traduction de celui de Glenn Greenwald, je pourrais écrire mes billets à  partir des siens à  tous les jours!

Son billet d’aujourd’hui, Do we still pretend that we abide by treaties?, reprend un thème qu’il aborde de façon très pointue depuis quelques temps: l’insularité des journalistes politiques américains. Et comme le titre le dit, cette fois sur le sujet des poursuites pour crimes de guerre.

Je viens d’ajouter son Salon Radio dans l’article sur les podcasts. C’est intéressant, varié, mais la qualité sonore est pourrie (Greenwald vit au Brésil; les USA ne permettant pas à  son conjoint d’immigrer).

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On se doutait bien que le paysage conservateur américain avait changé radicalement au cours des dernières années et que le coup de grâce des élections de novembre 2008 avait laissé un mouvement en ruine qui n’était même pas prêt à  amorcer sa reconstruction idéologique.

Mais, pour ma part, je n’avais quand même pas vu venir la réalité d’un parti Républicain aussi insipide que ce qu’il démontre ces jours-ci.

Le Grand Old Party (GOP) des (avant-)dernières années était une coalition fragile d’impérialistes néocons, de fondamentalsites chrétiens et de conservateurs économiques. (Les premiers proposant des idées, les derniers l’argent et les autres les votes.) Mais TOUTES les parties de cette entreprises sont en faillite! L’impérialisme militaire a échoué lamentablemetn en Irak et est en train de connaître le même sorte en Afghanistan, le conservatisme économique a mené directement à  la crise actuel et les Américains eux-mêmes commencent à  reconnaître les excès des fondamentalistes.

Qu’est-ce que ça donne? L’hallucinant spectacle que nous ont offert les élus Républicains ces derniers jours, l’incroyable Michael Steele en tête: la stratégie du NON et l’espoir explicite que le plan de relance d’Obama échoue et que l’économie aille encore plus mal dans 2 ans pour que les électeurs reviennent vers eux!

Leur seule tactique est l’obstruction (voir tout ce qu’ils font pour exiger toujours une super-majorité de 60 votes au Sénat et pour tenter de retarder l’arrivée de Franken, le 59è Démocrate) et leur seule idée est la rectitude budgétaire dans une période où exactement le contraire est nécessaire et après 8 ans de déficits records où l’accumulation de surplus (ou au moins l’équilibre) aurait été de mise.

Leur défaite, leur rejet en fait, de 2008 a été tellement importante qu’ils doivent maintenant se ré-inventer au complet. Et il est difficile, à  ce stade, de voir d’où viendra ce renouveau. Les élus fédéraux du GOP ont décidé de refaire un Gingrich (opposer absolument tout et espérer que ça les aidera en 2012, voir la chronique de Frank Rich sur leurs chances de succès) et ne vont donc pas chercher à  se refaire.

J’ai déjà  parlé de Limbaugh. C’est sans doute le plus gros boulet des Républicains aujourd’hui. C’est un frein monumental à  leur évolution. Et que dire de Palin?

Que reste-il? Des gouverneurs, peut-être. Crist en Floride, Bobby Jindal en Louisianne, Jeb Bush (un troisième!) aussi de Floride, Romney ancien gouverneur du Massachussets? Il faudra bien plus que des personnalités qui atteingnent un certain niveau de popularité, il faut reconstruire toute la coalition sur de nouvelles bases, avec de nouveaux objectifs. Et là , on voit mal comment ça pourrait se faire dans le 2 ou 4 prochaines années.

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Incroyable! Un second candidat pour le poste de Secrétaire du Commerce se retire. Pour des raisons politiques, cette fois.

Obama avait d’abord choisi le gouverneur du Nouveau-Mexique Richardson. Il a dû se retirer à  cause d’une enquête qui n’en finit plus sur des accusations de financement illégal.

Vint ensuite le tour de Judd Gregg, sénateur Républicain du New Hampshire.

Mais celui-ci a abandonné la course cet après-midi! Il est apparu des différences majeures entre lui et le Président sur le plan de relance et… le recensement!

Comme presque tout aux à‰tats-Unis, le bureau du recensement (Census Bureau) est politisé. Depuis des décennies, les Républicains tentent, avec succès, d’empêcher que le Bureau obtienne un budget suffisant pour réaliser sa tâche. Pourquoi? Parce que les populations mal comptées (par manque de fonds) sont jugées favorables aux Démocrates: immigrants récents, populations (très) pauvres et personnes ne parlant pas anglais. Obama avait d’ailleurs annoncé récemment que le Bureau du recensement, qui dépend du Département du Commerce, dépendrait désormais directement du Président.

Donc, vers qui se retournera maintenant Obama? à‡a lui laisse maintenant DEUX postes à  combler dans son cabinet (Santé et Commerce), sans compter la nomination de Solis (Travail) qui traîne encore devant le Sénat.

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On assiste à  deux présentations différentes et disjointes des 2 pans principaux que prendra la lutte contre la crise économique actuelle: le plan de relance de l’économie (le stimulus qui sera approuvé cette semaine par le Congrès) et le plan de sauvetage des banques (le bailout ou TARP dont la seconde tranche a été présentée de façon très très vague par Tim Geithner plus tôt cette semaine).

Je ne suis pas un économiste. Mais une des premières choses que je lis avec mon café le matin, c’est le merveilleux blog Naked Capitalism d’Yves Smith. (Petit apparté: Smith et Greenwald nous proposent généralement des articles de plus de 2 paragraphes, on va un peu plus loin que la surface!) Ce matin, donc, un billet de Smith sur un économiste des années 30, Irving Fisher: Irving Fisher’s Debt Deflation Theory and Its Relevance Today.

Plusieurs commentateurs ont remarqué ces derniers jours qu’Obama utlisait son capital politique pour promouvoir le stimulus (la partie sexy) alors qu’il laissait Geithner se débrouiller (plutôt mal d’ailleurs) avec le bailout. Est-ce qu’il ne s’agit que d’une façade? Les récents rapports de désaccords des plus proches conseillers du président sur les orientations du bailout nous laissent croire que le problème est plus profond, que l’administration américaine conçoivent réellement ces deux plans comme des actions séparées. Ce que Smith nous fait comprendre dans son article, c’est qu’au contraire il est primordial de voir ces deux plans comme un seul, que le stimulus ne peut réussir si le bailout échoue.

En fait, l’article de Enrique G. Mendoza qu’il cite va encore plus loin:

A trillion dollars of fiscal stimulus today will not avoid catastrophe if the financial stabilisation fails. Conversely, the sooner a credible, comprehensive, and effective financial stabilisation plan is implemented, the lower the actual cost of “true” fiscal support needed for the social safety net.

Le Congrès semble encore plus autruche que le Président. Le show d’hier, quand les PDG de plusieurs très grandes banques sont venus se faire questionner par les représentants, visait essentiellement à  attiser les ardeurs populistes de plus en plus évidentes (cf. Rachel Maddow hier soir) parmi les élus Démocrates et non à  adresser les réels problèmes économiques du secteur financier (quoique, on a bien apprécier les coups de baguette sur les doigts des capitaines de l’univers!).

Le plan Geithner, ou plutôt ce qui en tient lieu, ne s’attaque pas au réel problème: les grandes banques américaines sont en faillite. Au contraire, son objectif principal semble être de cacher cette réalité le plus longtemps possible en permettant aux banques de continuer à  donner des valeurs complètement bidon à  leurs actifs, ce qui leur permet de présenter des bilans pas trop négatifs.

On peut comprendre que les Représentants et les Sénateurs refusent de s’attaquer aux problèmes qui font vraiment mal et se concentrent sur les mesures spectaculaires (quoique… les Républicains refusent même cela!), mais comment le Président peut-il tomber dans le même piège?

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Le Sénat a adopté le plan de relance de l’économie. Et maintenant?

Aux à‰tats-Unis, les lois sont issues d’une des deux instances composant le Congrès : la Chambre de représentants ou le Sénat.  (Certaines lois concernant des autorisations de dépenses ne peuvent provenir que de la Chambre des représentants). Généralement, un comité permanent d’une de ces chambres étudie un projet de loi et décide (ou non) de l’envoyé vers l’assemblée plénière pour adoption. Le projet peut être alors amendé. Lorsque le projet est adopté, il est envoyé à  l’autre chambre pour étude. La seconde instance peut adopter le projet qu’elle a reçu tel quel.

Si la seconde chambre apporte des amendements (ou propose un projet de loi nouveau et différent de celui qu’elle a reçu), le (ou les) projet(s) de loi sont renvoyé(s) vers une conférence Chambre/Sénat qui tentera de négocier un compromis entre les deux projets.

Si un tel compromis est atteint, il est renvoyé vers les 2 chambres pour approbation finale, sans qu’il soit possible de l’amender.

Si les 2 chambres approuvent le projet, il est imprimé et expédié au Président pour signature et proclamation.

Le Président a un droit de veto sur les projets de loi. S’il l’utilise, le projet et retourné (encore une fois!) vers les 2 chambres du congrès qui doivent encore voter, mais cette fois il faut que plus des 2/3 des Représentants et des Sénateurs approuvent le projet pour supplanter le veto présidentiel.

Références:

Library of Congress, How Our Laws Are Made

US Senate, Legislative Process

About.com, The Legislative Process

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Quelle déception. Hier, l’administration Obama avait, pour la première fois, la chance de montrer son vrai visage sur la question de la torture. Résultat: ça ressemble vachement à  Bush.

Petit résumé de l’histoire. 5 hommes poursuivent une filiale de Boing (Jeppesen) pour avoir jouer un rôle important dans leur déportation vers des pays « amis », dont le Maroc, pour y être brutalement torturés. Lors du procès en première instance, en Californie, le juge a interrompu le procès suite à  la demande de l’administration (Bush), qui prétend que dévoilé certains renseignements pertinents à  cette affaire mettrait en danger la sécurité des USA. Cette fois, en appel, le juge a demandé au procureur si des événements récents remettaient en question cette position. Le représentant de l’administration (Obama) a répondu que non, les responsables actuels du Ministère de la justice maintenaient la position précédente.

Andrew Sullivan ne souhaite pas arriver trop tôt à  des conclusions basée sur des « non décisions », ie. maintenir des positions de l’administration précédente.

Glenn Greenwald, quant à  lui, est en colère (ici et ici). Il reprend les arguments de l’ACLU (American Civil Liberties Union, un organisation qui défend les droits civils).

Il ajoute:

It will be extremely difficult for even the most loyal Obama followers to deny that this was an active and conscious decision on the part of the Obama DOJ to embrace one of the most extreme abuses of the Bush presidency.

Cependant, Sullivan n’est pas le seul à  s’accrocher. Le NY Times adoucit la réalité en mentionnant que, selon un porte-parole du Ministère de la Justice, à  partir de maintenant, cet argument serait utilisé moins souvent.

Keith Olberman, hier soir sur MSNBC, cherche à  y croire en répétant une promesse récente du nouvel Attorney General, Timothy Holder, de procéder à  une révision cas par cas de toutes les poursuites encore en cours où le gouverment a utilisé l’argument du secret d’état.

Le seul argument qui pourrait éventuellement me convaincre impliquerait des renseignements concernant le Maroc ou un autre pays de tortionnaires dont la divulgation risquerait de rendre la relation avec les à‰tats-Unis invivable.

Mais même dans ce cas, Obama et Holder aurait dû réagir différemment.

On ne peut pas vouloir personnaliser le changement et continuer les pires politiques de Bush.

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L’ancienne DG de eBay vient de créer un groupe d’exploration, généralement la première étape d’une candidature pour les primaires (les Américains aiment faire traîner ces choses et annoncer la même chose 3 ou 4 fois).

On se souvient qu’elle a agit comme porte-parole économique pour John McCain pendant la dernière campagne présidentielle. Elle a eu la maladresse d’afficher des positions moins fondamentalistes que celles de son candidat, et a même dit qu’il ne serait sans doute pas capable de gérer une grosse société, donc on l’a beaucoup moins vue vers la fin de la campagne.

Il faut admettre que sa propre carrière n’est pas exemplaire: elle a laissé eBay dans un état désastreux, elle a même été virée (en douceur).

Arnold Schwarzenegger, un Républicain qui a marié une Kennedy, n’a pas le droit de se représenter, le poste est limité à  deux mandats consécutifs en Californie. Mais je dois admette qu’elle fut un des seuls aspects intéressants de la campagne de McCain, elle nous laissait croire que McCain était peut-être moins imbécile que ce qu’il voulait faire croire à  sa base conservatrice chrétienne.

Elle fera donc face à  d’autres candidats Républicains pour une primaire où tous auront une chance.

Mais la Californnie, malgré l’image qu’on se fait de Reagan, n’élit pas que des gourverneurs Républicains, et le champs des candidats potentiels chez les Démocrates commence également à  se garnir. On parle entre autre de Dianne Feinstein, la sénatrice, et Jerry Brown, un ancien gouverneur des années 70 et 80.

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Je dois avouer que je suis un peu mêlé. Je ne suis pas sûr quelle attitude adopter après ces premiers jours de l’ère Obama.

Il y a eu des signes encourageants: torture, dialogue, économie.

Il y a aussi eu des moments désespérants: torture, dialogue, économie.

Où finira-t-il sur ces sujets? Et plusieurs autres qui arriveront bientôt (Irak, droit du travail, défense du privilège exécutif, poursuite de membres de l’administration précédente pour crimes de guerre)?

Ces derniers jours nous ont fait voir un visage de l’équipe Obama que nous ne connaissions pas. Elle a semblé désorganisée.

Ou, peut-être, encore plus centriste qu’on pouvait le craindre. (Est-ce qu’Obama serait le nouveau Clinton?)

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Commentaire (1)

Je ne croyais vraiment pas écrire un billet sur Dick Cheney deux semaines à  peine après son départ. Mais l’affreux en chef a déjà  refait surface, en faisant feu de tous ses canons.

Politico a publié aujourd’hui une entrevue avec l’ancien VP qui a déclenché une tempête parmi les commentateurs et blogueurs (New York Times, Alex Koppelman, Greenwald, Marc Ginsberg (Huff Post), Joe Klein, Michael Falcone (encore le NYT), Mark Silva et Andy Rostroy, qui gagne le prix du meilleur titre: Guess What? Cheney’s Still a Dick!).

Et pourquoi tout ce bruit? Cheney prévient les Américains qu’avec Obama à  la Maison Blanche, une attaque terroriste est certainement imminente.

Former Vice President Dick Cheney warned that there is a “high probability” that terrorists will attempt a catastrophic nuclear or biological attack in coming years, and said he fears the Obama administration’s policies will make it more likely the attempt will succeed.

Les politiques d’Obama qui favoriseront cette éventuelle attaque nucléaire ou bactériologique (non, pas les 2 en même temps: les radiations tueraient les microbes)? La fermeture de Gitmo et l’interdiction de la torture.

Je n’arrive pas à  croire qu’il puisse demeurer sérieux en disant cela.

Il est affreux, mais il n’est pas imbécile.

Selon moi, il sent (mieux que bien des Démocrates) que des enquêtes pour crimes de guerre qui mèneraient rapidement jusqu’à  lui sont en préparation et il tente pré-mobiliser sa base pour qu’elle soit prête à  intervenir au moment le plus important: avant la tenue de ces enquêtes.

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Pourquoi Judd Gregg?

Vendredi dernier, j’écrivais sur l’habilité politique d’Obama à  propos de son choix de Judd Gregg, qui donnerait un soxantième sénateur aux Démocrates. On dirait bien que je me sois complètement trompé, Gregg n’ayant accepté le poste qu’à  condition qu’un Républicain soit nommé (par le gouverneur Démocrate du New Hamshire) pour le remplacer.

Gregg a voté pour l’abolition du Département du Commerce en 1995 et il est en faveur de l’exploitation pétrolière des cotes de l’Alaska. Pourquoi l’avoir choisi?

Selon Politico, l’équipe d’Obama a commencé les approches il y a plus de 2 semaines. Obama souhaite (c’est la version officieuse-officielle) faire face à  des opinions variées et divergentes dans son cabinet.

Notons d’abord qu’il devient difficile d’accorder beaucoup de crédibilté à  ces messages, suite aux aventures de Daschle. Mais, et surtout, il devient de plus en plus évident que les discussions (et donc les décisions) exécutives ne se feront pas au cabinet dans l’ère Obama, mais plutôt dans la Maison-Blanche.

Tout comme Sarkozy en France, le président américain se construit une équipe de conseillers qui est le miroir de la structure de gouvernance des ministère. Et c’est certainement à  l’intérieur de ce cercle d’aviseurs que ce prendront les décisions de politiques et d’orientations. Les Secrétaires étant relégués à  leur rôle de gestionnaires de l’administration.

Donc, encore une fois, pourquoi insister pour aller chercher un législateur Républicain sans expérience de gestion pour un poste d’administrateur? La bi-partisanerie, telle que je la comprends, se j0ue au niveau législatif.

Si vous avez une meilleure compréhension que la mienne, le commentaires sont les bienvenus!

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Pas pour les bonnes raisons selon moi, mais voilà  une bonne nouvelle.

Comme je l’ai écrit il y a quelques jours, cet homme représentait exactement le contraire de ce qu’on attendait d’Obama pour mener la réforme du système de santé. C’est un lobbyiste sans vergogne, un revenchard en puissance (il ne supporte pas sa défaite lors de sa dernière élection) et ne semble que continuer le statu quo washingtonien.

Obama doit proposer une personne (2 en fait: un secrétaire de la santé et un conseiller du président) différente et avec moins de dettes (monétaires et politiques).

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Des groupes environnementalistes viennent de créer un site, EyeOnPalin.org, qui, comme son nom l’indique, vise à  surveiller l’ex-co-listière de McCain et dénoncer son bilan désastreux en Alaska.

Le premier vidéo du groupe:

La porte-parole de l’organisation est Ashley Judd. En fouillant, on trouve qu’elle parle français. Peut-être aurons-nous droit à  des vidéo anti-Palin dans la langue de Molière!

à‰videmment que les environnementalistes sont contre Palin. à€ peu près n’importe qui avec un cerveau plus gros qu’une balle de baseball ne peut la supporter.

Elle est l’incarnation de cette part de l’esprit américain qui est si destructeur: le gros bon sens vaut mieux que les diplômes. Et je crois qu’elle est encore pire que Bush dans cette gamme.

En fait, ce genre de campagne risque de lui donner encore plus de crédibilité auprès de la couche de la population qu’elle courtise.

Heureusement, cette tranche de l’Amérique est en décroissance constante après 8 ans de Bush. Un des sentiments qui a été exprimé le plus souvent et avec le plus de force lors de la dernière campagne est le souhait de la vaste majorité des Américains d’avoir un président intelligent et cultivé.

Palin a certainement plus nuit à  McCain qu’elle ne l’a aidé sur ce regsitre.

Les prochaines primaires Républicaines seront intéressantes, avec Palin et Huckabee qui se battront pour le vote des fous de dieu et des anti-intellectuels.

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Plus je lis (NY Times, Greenwald), plus je trouve bizarre le choix d’Obama.

Est-il vraiment sérieux dans son ambition de ré-inventer le système de santé américain?

Pourquoi choisir quelqu’un au passé aussi chargé?

La culture de corruption (souvent légale, parfois illégale) de Washington se retrouverait encore renforcée.

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Rush Limbaugh

Le paysage de la droite politique américaine prend un virage pour le moins intéressant ces jours-ci. Il y a quelques jours, et après 6 tours de scrutin, les Républicains choisissaient Michael Steele comme chairman du parti (secrétaire général, président, l’administrateur en chef des instances). Steele est africain-américain.

Mais ce n’est ni lui, ni John Boehner (le chef des Républicains à  la Chambre des représentants), ni Mitch McConnell (le chef des Républicains au Sénat) qui représente la droite depuis le départ de Bush.

C’est un animateur de talk radio! Depuis des années, Rush Limbaugh domine complètement les ondes AM des à‰tats-Unis avec une émission (très) populiste et toujours de droite, loin à  droite. Il a mené une campagne très dure contre la nomination de John McCain, le trouvant trop centriste.

Les dernières élections ayant eu comme résultat d’éliminer presque tous les Républicains modérés (il en reste quelques unes au Sénat et aucun à  la Chambre des représentants), le parti se trouve donc concentré vers son aile extrémiste. Et Limbaugh a toujours été la manifestation publique et vocale (vociférante, plutôt) de cette tendance.

Obama et son équipe ont bien compris cette réalité. Le président a commencé à  jouer les élus contre Limbaugh ces derniers jours, en présentant l’animateur comme le porte-parole des Républicains. Tactique machiavélique! Même si beaucoup d’élus Républicains sont effectivement très à  droite, ils ne partagent pas nécessairement les positions les plus extrémistes du tribun des ondes (anti-environnementalisme, anti-féminisme, anti-immigration, pro-torture et son racisme presque explicite). Mais ces mêmes politiciens ne peuvent pas se permettre de critiquer Limbaugh, car leurs électeurs sont aussi les fidèles auditeurs de Rush (13 millions!).

Obama semble jouer sur deux tableaux: d’une part il fait copain-copains avec les Répblicains (plusieurs d’entre eux seront à  la Maison Blanche ce soir pour voir le Super Bowl avec lui), et en même temps il tente de les pousser encore plus à  droite pour mieux rattraper les centristes et les modérés. à€ court terme, cettre approche tactique semble bonne, mais il court (et surtout il fait courir aux Américains) un risque de retour de balancier très violent si son plan de relance de l’économie ne fonctionne pas, ou ne fonctionne pas assez rapidement pour satisfaire l’électorat.

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