Le positionnement des journalistes
Un changement de parti à Washington signal le départ d’une compétition féroce entre les journalistes et commentateurs. Il existe un milieu (assez malsain, voir Greenwald) de journalistes qui vivent (grassement) de leurs contacts dans l’administration et qui se considèrent les seuls vrais garants de la presse politique. Cependant, pour conserver leurs accès, ils doivent nécessairement se faire de simples portes-paroles des dirigeants. à‡a donne l’invasion de l’Irak.
Donc, avec un changement d’administration, les journalistes en place font tout pour conserver leur statut et les petits nouveaux voient leur chance de se faire une place.
Cet accès se traduit par l’avantage d’être le récipiendaire des ballons d’essais et des règlements de compte anonymes des gens en place. En échange, les patrons de ces jorunalistes publient de beaux articles bien glamour et gentils sur ces personnes qui les utiliseront par la suite.
Et cette année ce ballet se joue dans un contexte d’extinction annoncée de la presse écrite, de polarisation extrême des chaînes câblées et de maturité des blogs et autres média internet (Obama a posé une question à un représentant du Huffington Post lors de la sa première conférence de presse).
Un de ces articles flatteurs et ronflants est paru ce weekend sur le site de Politico, un profil de Phil Schiliro le conseiller d’Obama pour les relations avec le Congrès. Attendons-nous dans les prochaines semaines à des pseudos-révélations et à des idées (anonymes) de projets de loi…
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