Archive pour: mars, 2009

Comme tout le monde, j’ai profité des derniers jours pour me moquer de la profonde débandade des Républicains en écrivant sur le « rôle » de Rush Limbaugh pour le parti. Ce n’est pas pour rien que la Maison Blanche, Rahm Emmanuel en tête, mousse l’animateur de radio: on ne peut imaginer pire figure de proue pour le GOP.

Mais il est évident que Limbaugh ne jouera jamais un rôle d’élu pour les Républicain.

Qui donc pourrait se pointer au cours des prochains mois? Sarah Palin ou Bobby Jindal? Je ne vois pas la droite retomber dans un tel populisme religieux. Newt Gingrich (le retour de Monsieur Non)? Sans doute trop de squelettes dans son placard.

Non, le réel leader qui émergera de l’ombre est certainement Mitt Romney.

Il a une expérience exécutive (Gouverneur du Massachussets), c’est un homme d’affaires qui a réussi et il a déjà  su convaincre des progrssistes de l’élire.

S’il a complètement raté son coup en 2008, c’est certainement parce qu’il a voulu trop jouer la carte conservatrice et se montrer plus à  droite que le reste du champ. Mais les extrême drotistes Républicains n’ont pas fait, et ne feront jamais, confiance à  sa religion.

S’il réussi à  se repositionner plus au centre et fait jouer son expérince bi-partisane et sa connaissance du business, peut-être aura-t-il alors des chances de convaincre des Républicains que ce n’est pas d’un virage à  droite qu’ils ont besoin, mais bien de pragmatisme.

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Obama (son Secrétaire de presse, Robert Gibbs, en fait) a réussi à  convaincre tout le spectre politique américain! Les Démocrates et les Républicains, les progressistes et les conservateurs, tous sont d’accord, Ruch Limbaugh est le leader incontesté des conservateurs ET du parti Républicain.

Qui peut encore dire que l’administration n’est pas bipartisane?

à‰videmment, les objectifs de chacun ne sont pas les mêmes.

Limbaugh est un populiste conservateurs assez dégoûtant qui arrose une foule immense tous les matins de sa verve radiophonique. Ses millions auditeurs votent Républicain à  90% (au moins). Les élus de droite ne peuvent donc pas l’ignorer. La semaine dernière, lors d’une manifestion conservatrice annuelle, Rush a eu droit à  une séance de consécration de son statut.

Selon certains, il ressemblait plus à  un chef  mafieu de l’Europe de l’est qu’à  un politicien:

Rush Limbaugh - CPAC 2009

Rush Limbaugh - CPAC 2009

Lors de cette prestation (!), il a surtout défendu que les Conservateurs devaient espérer que Obama échoue.

Et c’est à  ce moment que la Maison Blanche a repris le bâton, en affirmant que Limbaugh était devenu le véritable leader de la droite et que les journalistes devaient demander aux élus Républicains s’ils étaient d’accord avec lui.

Ainsi, les Sénateurs et Représentants Républicains se retrouvent devain un beau dilemme: approuver Limbaugh et espérer que le plan de relance de l’économie échoue ou le rejeter et se mettre à  dos ses auditeurs fidèles.

Michael Steele, le secrétaire général du GOP, a bien essayé de remettre Limbaugh à  sa place ce weekend, mais il a dû faire des excuses publiques 2 jours plus tard!

Et on peut supposer que les Démocrates voient plus loin que les remarques récentes de Limbaugh. Depuis des années qu’il sévit sur les ondes AM, il en a dit des âneries. Il en a contre les noirs, les Mexicains, les femmes, les handicapés, les malades… Tôt ou tard, les Républicains devront se positionner par rapport à  tout cela. Devront-ils encore s’excuser?

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On vient d’apprendre que Karl Rove, ancien conseiller politique de Bush, et Harriet Miers, ancienne avocate du même Bush, témoigneront (enfin) devant un comité de la Chambre des Représentants.

Depuis plusieurs mois (plus d’un an), les Représentants tentent de forcer ces deux-là  à  venir s’expliquer dans l’affaire des congédiements de procureurs au Ministère de la Justice. Jusqu’à  maintenant, ils avaient refusé, prétextant le droit du Président à  ne pas s’expliquer devant le Congrès.

Un juge a récemment rejeté cet argument.

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Dans plusieurs états américains, les juges sont élus. à‡a peut paraître difficile à  croire dans le reste du monde civilisé, mais c’est bel et bien le cas.

Pendant longtemps, et encore à  plusieurs endroits, il s’agit d’élections plutôt tranquilles. Le parti dominant choisi un avocat qui a travaillé pour lui et le met en tête de liste. Le monsieur ou la dame est élu et on n’en parle plus pour quelques décennies (car on ne s’attaque généralement pas à  un juge en place qui se représente 4 ans plus tard).

Mais les enjeux deviennent (monétairement) importants, la culture est devenue plus partisane, l’individualisme et son corrolaire, la liberté absolue d’expression, monte en importance. Des lobbys commencent donc à  financer massivement (on parle ici de millions) des campagnes électorales pour des candidats à  des postes judiciaires.

Des cours d’appels ont ainsi basculé vers la droite (surtout ont mainenant un penchant clair pour le droit des entreprises) dans certains états.

Il y a quelques temps, une société minière de la Virginie occidentale, Massey Energy, se voit accusée (et  condamnée en première instance) d’avoir illégalement poussé à  la faillite un petit concurrent. N’entendant pas se laisser faire sans combattre, le PDG décide de porter l’affaire en appel. Et de financer, à  hauteur de 3 millions de dollars, la campagne d’un juge de la cour d’appel. Quand l’affaire se retrouve devant cette cour, le juge décide de ne pas se retirer et porte lui-même le vote décisif dans un jugement 3-2 en faveur de Massey!

(Ils ont du culot quand même, ces Américains!)

La Cour Suprême entendait aujourd’hui les arguments oraux dans un appel de cette cause. à‰videmment, le coeur de l’affaire est maintenant la marge qu’il faut accorder aux juges lorsque vient le temps pour eux de décider s’ils sont en conflit d’intérêt.

La Cour semble évaluer la possibilité d’instaurer des règles pour permettre aux juges de mieux encadrer leurs décisions quant à  leurs propres conflits.

Si ce dernier paragraphe semble sarcastique, souvenez-vous simplement qu’il y a un juge dans cette Cour qui considère normal d’aller à  la chasse avec le Vice-Président alors qu’il y a des affaires devant lui qui mettent en cause ce Vice-Président!

Même si on accepte que l’élection des juges peut être acceptable, il semble évident qu’il faille alors limiter sévèrement les contributions aux campagnes électorales.

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