Archive pour: juin, 2009

Droits des homosexuels

Aux États-Unis, les trois grands sujets « culturels » qui divisent sont l’avortement, le port d’armes et les droits des homosexuels.

Le paysage législatif américain compte 2 lois fédérales qui limitent (voire qui renient) les droits des homosexuels: Don’t Ask, Don’t Tell, qui interdit aux forces armées de demander à ses membres s’ils sont homosexuels mais qui permet (oblige?) la mise à pied de tout soldat qui dit l’être. Et le Defense Or Marriage Act (DOMA), qui interdit à l’administration fédérale de reconnaître les conjoints de même sexe des employés de la fonction publique et qui permet aux États de ne pas reconnaître des mariages homosexuels célébrés dans d’autres États qui les permettent.

Obama a toujours affirmé vouloir éliminer la discrimation que subissent les homosexuels, mais il est personnellement au mariage pour les conjoints de même sexe.

Et on se souvient de la catastrophe politique qu’a été Don’t Ask, Don’t Tell pour Clinton. Il s’était attaqué à cette question dès le début de son mandat et souhaitait une ouverture plus grande des forces armées, mais a dû se contenter de ce compromis qui n’a satisfait personne.

Le nouveau président, pris dans ses propres doutes et conscient du coût politique de toute action sur ce sujet, tente de botter en touche depuis son assermentation. Mais il a connu de sérieuses ratées cette semaine.

Des avocats du Ministère de la Justice ont défendu ces derniers jours le DOMA, comme ils sont obligés de le faire, c’est la loi du pays, en comparant (indirectement, certes) les mariages homosexuels à la pédophilie et à l’inceste.

Évidemment, les activistes LGBT n’étaient pas contents. Pour se rattraper, Obama a annoncé hier qu’il ordonnait à l’administration fédérale de donner plus d’avantages sociaux aux « partenaires de vie » de même sexe. Comme l’avantage qui compte le plus aux USA, et de très loin, est l’assurance maladie, et que DOMA interdit spécifiquement au gouvernement fédéral d’accorder cette assurance au conjoints de même sexe, il n’a pu offrir que des prix de consolation.

« Les sièges de 2è classe sont maintenant un peu plus confortable », dit Rachel Maddow.

Il a également mentionné qu’il espérait que DOMA soit retiré le plus rapidement possible.

Pas un mot sur Don’t Ask, Don’t Tell

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J’aime bien Rachek, j’écoute le podcast de son émission tous les matins dans le bus!

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Néocons

Néocons

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Le New York Times révèle aujourd’hui que le programme de surveillance électronique mis en place par Bush et Cheney est plus important que ce qui était connu précédemment.

(…) concerns in Congress about the agency’s ability to collect and read domestic e-mail messages of Americans on a widespread basis

La NSA (National Security Agency), le bras électronique du complexe de l’espionage et du contre-espionage américain, prétend que ses interceptions de conversations téléphoniques et de courriels de citoyens américains sur le sol des USA (ce qui est strictement interdit sans mandat d’un tribunal secret)  seraient rares et le produit d’erreurs de manipulation.

Même les courriels de Bill Clinton auraient été interceptés! (Think Progress)

Des législateurs mettent en doute la naïveté de la NSA:

Representative Rush Holt, Democrat of New Jersey and chairman of the House Select Intelligence Oversight Panel, has been investigating the incidents and said he had become increasingly troubled by the agency’s handling of domestic communications.

In an interview, Mr. Holt disputed assertions by Justice Department and national security officials that the overcollection was inadvertent.

“Some actions are so flagrant that they can’t be accidental,” Mr. Holt said.

L’administration a tenté récemment de mettre en place de nouvelles balises pour la loi soit respectée.

Donc, soit l’identification géographique de la source et/ou de la destination des courriels est trop difficile pour la NSA (l’interception des messages provenant ou à destination de l’étranger est légale), soit la NSA le fait exprès et brise volontairement la loi.

Connaissant le passé de cette histoire ET l’appui encore récent d’Obama à ce genre de manoeuvres (n’oublions pas que pendans la campagne présidentielle, alors qu’il était encore sénateur, il a voté en faveur d’une loi qui visait à protéger rétroactivement de toute poursuite civile les socitétés de télécom qui ont agit comme complices dans ce programme), on pourrait penser que la pression n’est pas trop forte pour faire cesser ces opérations.

Le règne de la peur continue.

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Obama et Emmanuel ont réussi à obtenir (de justesse) les votes nécessaires à la Chambre pour faire adopter la loi de financement supplémentaire.

Comme je l’ai écrit plus tôt cette semaine, les groupes de gauche ont tout fait pour que cette loi ne passe pas, car elle ne contient pas de restrictions sur le retrait des troupes d’Irak et d’Afghanistan.

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La présidence impériale de W. a été marquée par l’usage intensif des signing statements (déclarations de signature), ce pouvoir (pas tout à fait constitutionnel) du président des États-Unis d’ajouter des commentaires aux lois lors de leur signature.

Ces commentaires visent à joindre à la loi les règles d’interprétation que le président souhaite voir appliquer par l’exécutif et les agences chargées de faire respecter ces lois.

Dans les faits, Bush s’en servait pour rejeter des pans entiers des lois qu’il approuvait (ce qu’on appelle en anglais le line item veto et qui ne fait pas partie des pouvoirs du président, il peut approuver ou rejeter une loi en entier, pas en partie.)

Obama avait promis pendant la campagne de ne pas continuer cette pratique.

Il faut mentionner que ces signing statements existe depuis James Munroe, au début du XIXè siècle, mais que Bush a transformé la pratique en activité industrielle: il en a fait plus de 500 connus à ce jour (il reste peut-être des déclarations de signature secrètes).

Donc, où en est Obama sur cette question? Pas beaucoup de mention dans les médias et les blogues sur ce sujet depuis le mois de mars, quand Obama a annoncé sa politique de restreindre l’utilisation des signing statements et a ordonner à l’administration d’ignorer tous ceux fait par son prédecesseur.

Le Truth-O-Meter de PolitiFact nous rappelle la promesse d’Obama:

While it is legitimate for a president to issue a signing statement to clarify his understanding of ambiguous provisions of statutes and to explain his view of how he intends to faithfully execute the law, it is a clear abuse of power to use such statements as a license to evade laws that the president does not like or as an end-run around provisions designed to foster accountability. I will not use signing statements to nullify or undermine congressional instructions as enacted into law.

Alors, respecte-t-il sa promesse?

À deux reprises, semble-t-il, Obama a eu recours à cet artifice pour tenter d’éviter des effets des lois qu’il signait. Dès le mois de mars, lors de la signature de la loi de financement 08-09, il ajoutait une déclaration limitant les droits des whistle blowers, ces employés qui dénoncent des actes illégaux.

Et plus récemment, le président a encore utiliser un signing statement pour tenter de soustraire son administration aux demandes de renseignements d’une commission sur la crise économique.

The Hill:

President Obama on Wednesday said his administration would consider exerting executive privilege to possibly withhold information sought by a new commission set up by Congress to investigate the financial crisis.

As Obama signed a bill that creates a 10-member commission with subpoena power to look into the crisis, the White House issued a signing statement specifying that the administration would maintain its constitutional privileges over commission inquiries.

Les mauvaises habitudes sont difficiles à abandonner.

Certes, à ce jour, le président utilise moins cette méthode. Mais pourquoi ne pas simplement respecter ses promesses?

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Que ce serait-il passé depuis le 20 janvier si John  McCain avait gagné les élections de novembre dernier?

Salon publie aujourd’hui un article amusant qui pose la question: It is summer 2009, and John McCain is president.

Y aurait-il des différences? Selon Michael Lind:

But from the vantage point of mainstream American politics, the differences between the Obama administration and a hypothetical McCain administration would have been real and can be vividly illustrated by counterfactual history.

Alors amusons-nous aussi à faire des contrepèteries counterfactuals.

(Posons comme hypothèse qu’il n’y a pas de Congrès, ie. le président contrôle parfaitement l’agenda législatif.)

Comment McCain aurait-il réagi à la crise économique? Si on l’écoute aujourd’hui, il aurait coupé les impôts (pour les plus riches) et les dépenses publiques, donc pas d’aide aux États pour les programmes sociaux. Les USA s’enliseraient dans un dépression plus grave encore que la crise de 1929 et les villes seraient envahies de camp de tentes et de lignes interminables aux soupes populaires.

Politique internationale. Les Palestiniens en prennent pour leur rhume. L’Iran n’aurait pas connu de crise ces derniers jous:  les Israéliens, avec l’appui des Américains, auraient bombardé Téhéran en avril et la population se seraient ralliée à Ahmadinejad.

Torture. McCain aurait sans doute fait la même chose qu’Obama: arrêter tous les programmes et ne rien faire pour embêter les tortionnaires de Bush.

Réforme de la santé. Quoi? Que dites-vous? Je n’entends rien. La situation n’a pas changé depuis 40 ans, les Américains peuvent bien vivre 10 ou 15 ans de plus avec leur système actuel. Sauf que, c’est toute l’activité économique du pays qui est touchée par l’inaction. Les employeurs américains ne pourront pas supporter très longtemps ce désavantage compétitif et exporteront de plus en plus d’emplois.

Y aurai-til un chien à la Maison Blanche???

The Obama administration deserves, and can benefit from, thoughtful criticism. But before giving up on Obama after only a few months, critics of this president should ask: WWMD? (What Would McCain Do?)

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La semaine dernière, 2 sénateurs démocrates ont rallié les Républicains lors d’un vote de confiance, donnant à ces derniers 1voix de majorité et plongeant Albany dans un chaos artistiques et humoristique.

Aujourd’hui, un de ces Démocrates, Monserrate, revient au bercail! Les Démocrates et les Républicains sont maintenant à égalité.

L’État de New York est un bien drôle de bête. Dominé économique et culturellement par sa mégalopole, avec un capitale dans la brousse et un Sénat dominé numériquement par les élus de province. Il semble que la seule façon de gérer cet état soit avec une poigne de fer, comme l’ont fait Rockefeller (gouverneur) et Bruno (président du Sénat) pendant des années.

Le gouverneur actuel, David Paterson, a été nommé après la démission d’Elliot Spitzer, et est moins populaire qu’un maringuoin.

Le potentiel futur gouverneur, Andrew Cuomo, fils de l’ancien gouverneur et actuel Attorney General, ne veut évidemment pas se mêler de cette bataille.

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Le sujet brûlant de l’été en politque américaine sera certainement la réforme du système de santé souhaitée par Obama.

Quelques détails en vrac dans ce billets sur lesquels j’élaborerai au cours des prochaines semaines.

Le sujet n’est pas nouveau. Lindon B. Johnson en a fait le noyau de sa présidence, bien plus que la guerre du Viet Nam. Il n’a pas pu imposer un système universel, mais a réussi à implanter une couverture pour les personnes âgées (Medicare) et une couverture pour les plus démunis (Medicaid).

Clinton a tenté 30 ans plus tard de terminer le travai (et a confié la tâche à Hillary), mais il a subit un échec total face aux compagnies d’assurance.

Obama aborde le sujet de façon légèrement différente. D’abord, il a décidé de laisser le congrès élaborer ds propositions de réforme. Il faut dire que les élus Démocrates ont beaucoup travailler sur le sujet au cours des 15 dernières années. Petit problème cependant: le moteur, l’âme des Démocrates, le sénateur Kennedy, est désormais trop malade pour diriger effectivement les travaux législatif. La tâche revient donc à un sénateur du Montana, Max Baucus. Qui? Baucus est le président du comité des finances du Sénat et c’est lui qui pilote l’écriture du projet de loi dans cette chambre.

En théorie il faut 60 votes au Sénat pour éviter un filibuster, mais les Démocrates ont laissé entendre qu’ils étaient prêts à utilser une manoeuvre (reconciliation) d’adoption du budget pour faire passer la réforme avec 51 votes.

Les enjeux des derniers jours concernent surtout la mise en place d’un régime d’assurance publique qui pourra compétitionner les compagnies privées.  Les Républicains y sont opposés, car ils craignent que les compagnies privées ne soient pas en mesure de faire compétition, les Démocrates n’osent pas admettre qu’ils sont en faveur car ils espèrent que les compagnies privées seront incapables de compétitionner!

On ne parle pas encore (beaucoup) de l’assurance obligatoire, les mandates. La question des coûts du projet devrait rebondir cette semaine avec la publication d’une étude du GAO (Government Accounting Office).

Obama espère qu’une loi sera prête en octobre.

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La gauche progressiste anti-guerre au Congrès est en train de faire dérailler le projet de loi du président visant à financer les activités militaires pour les prochains mois.

Bush a financé ses guerres via des projets de loi de financement hors-budget (supplemental), tactique que Obama avait promis d’abandonner.

Plusieurs représentants Démocrates avaient promis, à l’époque, de ne pas voter pourde tels propjets s’ils n’incluaient pas des stratégies mesurables de retrait des troupes.

Or, Obama a présenté un tel projet de financement supplémentaire il y a quelques jours.

Ce projet allait passer facilement, mais l’administration a décidé d’y ajouter un amendement visant à financer le Fonds monétaire international, amendement rejeté par les Républicains qui y voient une subvention aux banques européennes. Et le Sénat (Lieberman) a ajouté un amendement interdisant la publication de photos de prisonniers (nous en avons parlé ici). Les Démocrates ont accumulé assez de votes pour rejeter la loi de financement amendée par Lieberman. Elle reviendra donc devant la Chambre cette semaine.

Entre temps, les activistes progressistes de la blogosphère ont profité du délai pour mettre en branle une campagne de coups de téléphone et d’emails pour rappeler à certains élus qu’ils avaient promis de ne pas voter pour ce genre de loi. (Firedoglake ne parle que de cela depuis une semaine!)

L’administration n’est pas contente, mais pas contente du tout! Rahm Emanuel fait des pressions monstres sur les Représentants, surtout les rookies (nouveaux élus). Et on fait miroiter un projet de rachat des vieux bazous aux progressistes.

Il faut que 39 Démocrates votent « non » pour faire échouer le projet de loi. Les opposants croient avoir 35 votes.

Obama, qui s’est fait connaître grâce à son opposition à la guerre quand personne n’osait être contre, se voit maintenant obligé de combattre les élus qui s’y opposent encore.

Selon toutes probabilité, la loi passera. Et Obama aura dû dépenser du capital politique contre ses partisans de la première heure.

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Maher déçu d’Obama

Bill Maher commence en avoir assez du côté people du président:

Il se plaint des positions d’Obama sur la réforme du système de santé, le sauvetage des banques et ses positions sur les gaz à effet de serre.

Selon Maher, c’est le temps où jamais de faire des vraies réformes et Obama est trop timide.

I’m glad Obama is president, but the Audacity of Hope part is over. Right now, I’m hoping for a little more audacity.

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Je vais faire le point toutes les semaines sur le dossier de la torture aux États-Unis.

Que s’est-il passé cette semaine?

Le développement important et surprise de la semaine: John Yoo devra témoigner! Un juge a autorisé José Padilla à intenter une poursuite civile contre le gouvernement pour les traitements qu’il a subi (pas à Gitmo, Padilla est citoyen américain) et a ordonné à Yoo de venir expliquer pourquoi il a écrit son célèbre mémo fournissant une justification légale aux techniques de torture utilisées.

The Economist publie une entrevue avec Greenwald, qui discute toujours avec autant de rigueur des responsabilités de l’administration.

L’ACLU (American Civil Liberties Union) a lancé un nouveau site entièrement dédié aux actualités sur le dossier de la torture.

Et on attendait vendredi une version non-censurée des transcriptions des tribunaux militaires de Gitmo. Mais apparemment, la CIA a bien livé la marchandise. Mais par la poste!

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Tim Pawlenty

Tim Pawlenty, gouverneur du Minnesota, a annoncé récemment qu’il ne représenterait pas à ce poste l’an prochain. Immédiatement, tous les pundits des résaus câblés en ont conclu que c’était pour mieux préparer sa candidature aux primaires présidentielles républicaines de 2012.

Il ferait sans doute un bon candidat Républicain face à un Obama théoritiquement encore populaire: il incarne les valeurs conservatrices de la base du parti et n’aurait aucune chance de gagner.

Ses positions à la tête du Minnesota sont relativement à droite sur les sujets qui importent le plus aux conservateurs (affichage de la date de fin du visa sur le permis de conduire, période d’attente obligatoire avant un avortement, budget équilibré sans augmentation d’imôts, libéralisation du port d’armes…). Mais il devra jouer un jeu d’équilibre dangereux dans quelques semaines.

La Cour Suprême du Minnesota devrait,  selon toute probabilité, déclaré Al Franken (D) victorieux après un nouveau décompte et 2 appels pour l’élection sénatoriale de l’an dernier. Pawlenty, en tant que gouverneur, pourra alors en toute conscience signer le certificat d’élection. Mais Coleman, le Républicain, fera certainement appel devant la Cour Fédérale. Pawlenty subira alors des pressions immenses pour ne pas signer ce certificat et donner aux Démocrates un 60è siège au Sénat. En refusant de signer, le gouverneur sera bien vu par la base du parti et surtout par les gros donneurs. Mais il devient ridicule de refuse à son État la moitié de sa représentation sénatoriale, ça ne fait pas très statesman.

Comment se dessine la course, 30 mois avant les caucus de l’Iowa?

Newt Gingrich fait beaucoup de bruit en ce moment en traitant Sonia Sotomayor un jour sur deux, mais il est beaucoup trop ancien pour faire un candidat sérieux, même contre un adversaire presque certain de la victoire.

Sarah Palin est… Sarah Palin. Sa candidature, ou du moins sa victoire, est tout aussi inimaginable aujourd’hui qu’elle l’a toujours été.

Bobby Jindal se remettra-t-il de sa prestation de février dernier? Pas cette année en tout cas.

Mark Sanford, Mitt Romney, Mike Huckabee et Tim Pawlenty forment à ce jour le carré des favoris.

Sandford, le gouverneur de la Caroline du Sud, est coincé dans ses positions économiques et devra combattre son image d’homme blanc du su. Romney a beaucoup d’argent, beaucoup d’expérience et une expérience du monde des affaires qui devrait l’avantager en cette période de crise. Huckabee représente la droite religieuse. Pawlenty, quant à lui, n’est pas aussi présent que les autres sur la scène nationale, mais il débutera la course avec de bonnes réserves financières et pourrait faire son chemin.

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Obama a promis le changement lors de la campagne. On constate que sur tout ce qui touche aux secrets de Bush et Cheney, il ne livre pas la marchandise.

Et voici un autre aspect où le président continue business as usual.

Il est traditionnel aux USA que le président nomme quelques gros donateurs à des postes d’ambassadeurs dans des pays très amis (Angleterre, Vatican) ou dans des petits pays d’Europe du nord ou de l’est. On aurait pu s’attendre à ce qu’Obama chamboule tout cela et qu’il mette plutôt en place une strucure complètment professionnelle.

C’est un peu le contraire qui s’est passé. Non seulement il continue de distribuer les ambassades à ses plus importants donateurs, mais il confie aussi des postes difficiles à des gens sans expérience:

Pays Ambassadeur Contribution aux Démocrates $ Emploi précédent
Grande Bretagne Louis Susman 735 000 $ Banquier
France Charles Rivkin 883 000 $ Producteur de films d’animation
Japon John Roos 545 000 $ Avocat à Silicon Valley
Afrique du Sud Donald Gips 553 000 $ Communications
Espagne Alan Solomont 1.4 M $ Riche

Source: Political Junkie (NPR)

Et ces personnes n’ont pas d’expérience diplomatique.

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Creigh Deeds vient de gagner l’élection primaire Démocrate en Virginie, avec une marge considérable devant Terry McAuliffe (50% vs 26%).

McAuliffe est un vétéran du parti Démocrate, grand ami des Clinton et un des organisateurs de la campagne d’Hillary l’an dernier. Il est aussi très riche.

L’élection de novembre s’annonce cependant dur, contre le candidat Républicain, Robert F. McDonnell, qui semble mener dans les derniers sondages.

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La famille du gynécologue obstétricien George Tiller, assassiné par un fanatique pro-vie il y a un peu plus d’une semaine, vient d’annoncer la fermeture de sa clinique d’avortement au Kansas.

Le terrorisme, c’est efficace.

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Comme mentionné ce matin,  les Représentants démocrates progressistes ont réussi à exclure d’un projet de loi de financement un amendement introduit au Sénat qui aurait interdit toute publication, sur simple décision du président, de photographie de prisionniers priss entre le 11 septembre 2001 et le 20 janvier 2009.

Je terminais le billet en écrivant:

Que peut-on attendre d’Obama maintenant?

Et bien je m’étais trompé! La réplique n’est pas venue de la Maison Blanche, mais plutôt de Lieberman.

Huffington Post:

Sens. Joe Lieberman (I-Conn.) and Lindsey Graham (R-S.C.) have threatened to halt all business in the Senate until Congress passes their legislation allowing President Barack Obama to suppress photos showing detainee abuse.

Wow.

Lieberman, qui a été rejeté par les Démocrates du Connecticut pour son soutien à l ‘invasion de l’Iraq, menace maintenant un blocus complet du processus législatif si les représentants n’acceptent pas de passer une loi qui vise uniquement à cacher les sales côtés de cette guerre!

Alors je répète:

Que peut-on attendre d’Obama maintenant?

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Les représentants démocrates progressistes ont réussi à empêcher le passage d’une loi qui aurait interdit, rétroactivement, la publication de photographies de prisonniers prises entre le 9 septembre 2001 et le 20 janvier 2009. (Voir ce billet de Greenwald pour une explication détaillée du contexte.)

On se souviendra qu’il y a quelques semaines, Obama a décidé de demander à la cour d’interdire la publication de photographies alors qu’il avait promis précédemment qu’il accepterait leur publication.

L’affaire va maintenant devant la Cour Suprême, mais il semble évident qu’elle forcera le gouvernement à autoriser la publication de ces photos.

Donc, le président s’est tourné vers Joe Lieberman qui a immédiatement rédigé un amendement au projet de loi de finanement supplémentaire pour les guerres d’Iraq et d’Afghanistan. La Chambre des représentants avaient passé la loi sans cet amendement, mais les Sénateurs l’ont adopté. Le tout se retrouvait donc en comité conjoint, mais des représentants démocrates ont menacé de voter contre le projet de loi dans son entier si l’amendement était inclus. Et comme les représentants républicains sont opposés à la loi pour d’autres raisons (un financement de 5 miliards $ au Fond Monétaire International), il n’y avait plus assez de Démocrates pour en assurer le passage.

Firedoglake, un blog progressiste, a rapporté hier que l’amendement avait été abandoné.

Que peut-on attendre d’Obama maintenant?

Si la tendance se maintient, il trouvera d’autres moyens pour conserver cachée dans un coin sombre toute la saga Bush-Cheney.

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…Dans l’État de New York.

Deux Démocrates ont voté avec les Républicains hier, créant la surprise, lors d’un vote visant à confirmer (croyait-on) la majorité des Démocrates.

Il semble certain qu’au moins un des deux ait changé de camp pour éviter qu’une loi légalisant le mariage pour conjoints de même sexe soit votée. Les deux sénateurs avaient également des réticences sur un projet loi visant à renforcer l’accès à l’avortement.

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La semaine dernière au Kansas a eu lieu un meurtre qui n’est pas un fait divers.

Le docteur George Tiller, gynécologue-obstétricien, a été assassiné par un militant anti-avortement fanatique.

Le Dr Tiller était l’ennemi n° 1 des pro-life américains, parce qu’il réalisait (un des trois seuls aux États-Unis) des avortements au 3è trimestre (avortements strictement thérapeutiques et absolument légaux), et que sa clinique était ouverte depuis des dizaines d’années.

Il faut avoir vu des protestations contre l’avortement aux USA pour comprendre l’intensité des participants et donc l’intensité des Américains favorables à l’avortement (les pro choice). Il y a quelques années, les mouvements pro-vie ont organisé des manifestations tout l’été devant la clinique du Dr Tiller. 2 700 personnes ont été arrêtées.

Sa clinique a été vandalisée plusieurs fois (colle dans les serrures, trous dans le toit) et lui-même avait déjà fait l’objet d’une tentative de meurtre: une autre fanatique lui avait tiré une balle dans chaque bras.

Les meurtres et tentatives de meurtre de médecins pratiquant l’avortement ont été nombreux dans les années 90, mais Tiller est la première victime du 21è siècle. En autres termes: près d’une dizaine de médecins assassinés quand Clinton était président, aucun sous la présidence de Bush et déjà 1 depuis l’arrivée d’Obama au pouvoir. Lire la suite

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