Obama prix Nobel!
Quelle surprise ce matin. Je prépare mon café (merci Senséo!) et je démarre Firefox. À la une du New York Times: Obama reçoit le prix Nobel.
D’abord je ne comprends pas, puis je n’y crois pas. Je lis l’article. Alors j’y crois, mais je ne comprends toujours pas.
Certes, il a fait des propositions fondamentalement radicales sur le désarmement nucléaire, il a entamé des pourparlers directs avec Téhéran, il joue au videur avec Israël, il a promis de fermer Gitmo.
Mais, même au niveau de l’action internationale, certainement le meilleur aspect de son (court) bilan, il y aussi des points négatifs qui demeurent et qui ne sont pas près d’être régler: Irak et Afghanistan.
On peut espérer aujourd’hui une fin proche à l’aventure guerrière en Irak, mais il ne faut oublier qu’une des promesses les plus importantes d’Obama pendant la campagne portait sur l’importance que les États-Unis devaient porter à la guerre en Afghanistan car c’était la guerre « juste ».
Depuis quelques semaines, d’ailleurs, la Maison Blanche et le Pentagone sont attelés à un exercice de ré-évaluation complète du niveau de l’intervention américaine dans ce pays. Les militaires veulent plus d’hommes (40 000 de plus), le vice-président souhaite un retrait partiel. Mais ce qui va sans doute se passer c’est que la mission sera « re-définie » pour tenter de justifier le maintien des troupes actuelles pour permettre d’atteindre des objectifs moins ambitieux.
Donc, Oslo donne un prix pour la paix à un président qui mène 2 guerres de front!
Les sages Suédois Norvégiens doivent avoir des raisons qui dépassent la réalité actuelle pour se justifier à eux-même ce choix.
D’abord, il est évident dans le communiqué qu’il s’agit d’un prix anti-Bush.
Mais surtout, ce prix ne vise pas à reconnaître une réussite, mais à encourager une ligne d’action qui mène (éventuellement) à plus de paix.
Comme disent certains: « Le monde est pressé ».
Les non-Américains (surtout les Européens j’ai l’impression) veulent voir un retour à l’alliance Atlantique et souhaitent qu’Obama remplisse ses promesses.
Le prix Nobel est une carotte.


