Les néoconservateurs américains et l’Iran…

Néocons
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Le New York Times révèle aujourd’hui que le programme de surveillance électronique mis en place par Bush et Cheney est plus important que ce qui était connu précédemment.
(…) concerns in Congress about the agency’s ability to collect and read domestic e-mail messages of Americans on a widespread basis
La NSA (National Security Agency), le bras électronique du complexe de l’espionage et du contre-espionage américain, prétend que ses interceptions de conversations téléphoniques et de courriels de citoyens américains sur le sol des USA (ce qui est strictement interdit sans mandat d’un tribunal secret) seraient rares et le produit d’erreurs de manipulation.
Même les courriels de Bill Clinton auraient été interceptés! (Think Progress)
Des législateurs mettent en doute la naïveté de la NSA:
Representative Rush Holt, Democrat of New Jersey and chairman of the House Select Intelligence Oversight Panel, has been investigating the incidents and said he had become increasingly troubled by the agency’s handling of domestic communications.
In an interview, Mr. Holt disputed assertions by Justice Department and national security officials that the overcollection was inadvertent.
“Some actions are so flagrant that they can’t be accidental,” Mr. Holt said.
L’administration a tenté récemment de mettre en place de nouvelles balises pour la loi soit respectée.
Donc, soit l’identification géographique de la source et/ou de la destination des courriels est trop difficile pour la NSA (l’interception des messages provenant ou à destination de l’étranger est légale), soit la NSA le fait exprès et brise volontairement la loi.
Connaissant le passé de cette histoire ET l’appui encore récent d’Obama à ce genre de manoeuvres (n’oublions pas que pendans la campagne présidentielle, alors qu’il était encore sénateur, il a voté en faveur d’une loi qui visait à protéger rétroactivement de toute poursuite civile les socitétés de télécom qui ont agit comme complices dans ce programme), on pourrait penser que la pression n’est pas trop forte pour faire cesser ces opérations.
Le règne de la peur continue.
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Obama et Emmanuel ont réussi à obtenir (de justesse) les votes nécessaires à la Chambre pour faire adopter la loi de financement supplémentaire.
Comme je l’ai écrit plus tôt cette semaine, les groupes de gauche ont tout fait pour que cette loi ne passe pas, car elle ne contient pas de restrictions sur le retrait des troupes d’Irak et d’Afghanistan.
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La semaine dernière, 2 sénateurs démocrates ont rallié les Républicains lors d’un vote de confiance, donnant à ces derniers 1voix de majorité et plongeant Albany dans un chaos artistiques et humoristique.
Aujourd’hui, un de ces Démocrates, Monserrate, revient au bercail! Les Démocrates et les Républicains sont maintenant à égalité.
L’État de New York est un bien drôle de bête. Dominé économique et culturellement par sa mégalopole, avec un capitale dans la brousse et un Sénat dominé numériquement par les élus de province. Il semble que la seule façon de gérer cet état soit avec une poigne de fer, comme l’ont fait Rockefeller (gouverneur) et Bruno (président du Sénat) pendant des années.
Le gouverneur actuel, David Paterson, a été nommé après la démission d’Elliot Spitzer, et est moins populaire qu’un maringuoin.
Le potentiel futur gouverneur, Andrew Cuomo, fils de l’ancien gouverneur et actuel Attorney General, ne veut évidemment pas se mêler de cette bataille.
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La gauche progressiste anti-guerre au Congrès est en train de faire dérailler le projet de loi du président visant à financer les activités militaires pour les prochains mois.
Bush a financé ses guerres via des projets de loi de financement hors-budget (supplemental), tactique que Obama avait promis d’abandonner.
Plusieurs représentants Démocrates avaient promis, à l’époque, de ne pas voter pourde tels propjets s’ils n’incluaient pas des stratégies mesurables de retrait des troupes.
Or, Obama a présenté un tel projet de financement supplémentaire il y a quelques jours.
Ce projet allait passer facilement, mais l’administration a décidé d’y ajouter un amendement visant à financer le Fonds monétaire international, amendement rejeté par les Républicains qui y voient une subvention aux banques européennes. Et le Sénat (Lieberman) a ajouté un amendement interdisant la publication de photos de prisonniers (nous en avons parlé ici). Les Démocrates ont accumulé assez de votes pour rejeter la loi de financement amendée par Lieberman. Elle reviendra donc devant la Chambre cette semaine.
Entre temps, les activistes progressistes de la blogosphère ont profité du délai pour mettre en branle une campagne de coups de téléphone et d’emails pour rappeler à certains élus qu’ils avaient promis de ne pas voter pour ce genre de loi. (Firedoglake ne parle que de cela depuis une semaine!)
L’administration n’est pas contente, mais pas contente du tout! Rahm Emanuel fait des pressions monstres sur les Représentants, surtout les rookies (nouveaux élus). Et on fait miroiter un projet de rachat des vieux bazous aux progressistes.
Il faut que 39 Démocrates votent « non » pour faire échouer le projet de loi. Les opposants croient avoir 35 votes.
Obama, qui s’est fait connaître grâce à son opposition à la guerre quand personne n’osait être contre, se voit maintenant obligé de combattre les élus qui s’y opposent encore.
Selon toutes probabilité, la loi passera. Et Obama aura dû dépenser du capital politique contre ses partisans de la première heure.
Je vais faire le point toutes les semaines sur le dossier de la torture aux États-Unis.
Que s’est-il passé cette semaine?
Le développement important et surprise de la semaine: John Yoo devra témoigner! Un juge a autorisé José Padilla à intenter une poursuite civile contre le gouvernement pour les traitements qu’il a subi (pas à Gitmo, Padilla est citoyen américain) et a ordonné à Yoo de venir expliquer pourquoi il a écrit son célèbre mémo fournissant une justification légale aux techniques de torture utilisées.
The Economist publie une entrevue avec Greenwald, qui discute toujours avec autant de rigueur des responsabilités de l’administration.
L’ACLU (American Civil Liberties Union) a lancé un nouveau site entièrement dédié aux actualités sur le dossier de la torture.
Et on attendait vendredi une version non-censurée des transcriptions des tribunaux militaires de Gitmo. Mais apparemment, la CIA a bien livé la marchandise. Mais par la poste!
Visit msnbc.com for Breaking News, World News, and News about the Economy
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Creigh Deeds vient de gagner l’élection primaire Démocrate en Virginie, avec une marge considérable devant Terry McAuliffe (50% vs 26%).
McAuliffe est un vétéran du parti Démocrate, grand ami des Clinton et un des organisateurs de la campagne d’Hillary l’an dernier. Il est aussi très riche.
L’élection de novembre s’annonce cependant dur, contre le candidat Républicain, Robert F. McDonnell, qui semble mener dans les derniers sondages.
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La famille du gynécologue obstétricien George Tiller, assassiné par un fanatique pro-vie il y a un peu plus d’une semaine, vient d’annoncer la fermeture de sa clinique d’avortement au Kansas.
Le terrorisme, c’est efficace.
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Comme mentionné ce matin, les Représentants démocrates progressistes ont réussi à exclure d’un projet de loi de financement un amendement introduit au Sénat qui aurait interdit toute publication, sur simple décision du président, de photographie de prisionniers priss entre le 11 septembre 2001 et le 20 janvier 2009.
Je terminais le billet en écrivant:
Que peut-on attendre d’Obama maintenant?
Et bien je m’étais trompé! La réplique n’est pas venue de la Maison Blanche, mais plutôt de Lieberman.
Sens. Joe Lieberman (I-Conn.) and Lindsey Graham (R-S.C.) have threatened to halt all business in the Senate until Congress passes their legislation allowing President Barack Obama to suppress photos showing detainee abuse.
Wow.
Lieberman, qui a été rejeté par les Démocrates du Connecticut pour son soutien à l ‘invasion de l’Iraq, menace maintenant un blocus complet du processus législatif si les représentants n’acceptent pas de passer une loi qui vise uniquement à cacher les sales côtés de cette guerre!
Alors je répète:
Que peut-on attendre d’Obama maintenant?
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Les représentants démocrates progressistes ont réussi à empêcher le passage d’une loi qui aurait interdit, rétroactivement, la publication de photographies de prisonniers prises entre le 9 septembre 2001 et le 20 janvier 2009. (Voir ce billet de Greenwald pour une explication détaillée du contexte.)
On se souviendra qu’il y a quelques semaines, Obama a décidé de demander à la cour d’interdire la publication de photographies alors qu’il avait promis précédemment qu’il accepterait leur publication.
L’affaire va maintenant devant la Cour Suprême, mais il semble évident qu’elle forcera le gouvernement à autoriser la publication de ces photos.
Donc, le président s’est tourné vers Joe Lieberman qui a immédiatement rédigé un amendement au projet de loi de finanement supplémentaire pour les guerres d’Iraq et d’Afghanistan. La Chambre des représentants avaient passé la loi sans cet amendement, mais les Sénateurs l’ont adopté. Le tout se retrouvait donc en comité conjoint, mais des représentants démocrates ont menacé de voter contre le projet de loi dans son entier si l’amendement était inclus. Et comme les représentants républicains sont opposés à la loi pour d’autres raisons (un financement de 5 miliards $ au Fond Monétaire International), il n’y avait plus assez de Démocrates pour en assurer le passage.
Firedoglake, un blog progressiste, a rapporté hier que l’amendement avait été abandoné.
Que peut-on attendre d’Obama maintenant?
Si la tendance se maintient, il trouvera d’autres moyens pour conserver cachée dans un coin sombre toute la saga Bush-Cheney.
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…Dans l’État de New York.
Deux Démocrates ont voté avec les Républicains hier, créant la surprise, lors d’un vote visant à confirmer (croyait-on) la majorité des Démocrates.
Il semble certain qu’au moins un des deux ait changé de camp pour éviter qu’une loi légalisant le mariage pour conjoints de même sexe soit votée. Les deux sénateurs avaient également des réticences sur un projet loi visant à renforcer l’accès à l’avortement.
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La semaine dernière au Kansas a eu lieu un meurtre qui n’est pas un fait divers.
Le docteur George Tiller, gynécologue-obstétricien, a été assassiné par un militant anti-avortement fanatique.
Le Dr Tiller était l’ennemi n° 1 des pro-life américains, parce qu’il réalisait (un des trois seuls aux États-Unis) des avortements au 3è trimestre (avortements strictement thérapeutiques et absolument légaux), et que sa clinique était ouverte depuis des dizaines d’années.
Il faut avoir vu des protestations contre l’avortement aux USA pour comprendre l’intensité des participants et donc l’intensité des Américains favorables à l’avortement (les pro choice). Il y a quelques années, les mouvements pro-vie ont organisé des manifestations tout l’été devant la clinique du Dr Tiller. 2 700 personnes ont été arrêtées.
Sa clinique a été vandalisée plusieurs fois (colle dans les serrures, trous dans le toit) et lui-même avait déjà fait l’objet d’une tentative de meurtre: une autre fanatique lui avait tiré une balle dans chaque bras.
Les meurtres et tentatives de meurtre de médecins pratiquant l’avortement ont été nombreux dans les années 90, mais Tiller est la première victime du 21è siècle. En autres termes: près d’une dizaine de médecins assassinés quand Clinton était président, aucun sous la présidence de Bush et déjà 1 depuis l’arrivée d’Obama au pouvoir. Lire la suite
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En novembre 2008, lors de l’élection qui a mené Barack Obama à la présidence, les Californiens étaient également amenés à se prononcer par référendum sur une proposition visant à interdire les mariages pour conjoints de même sexe. Quelques mois plus tôt, un tribunal de cet état avait déclaré que ces mariages devaient être admis. La proposition 8 visait à modifier la constitution de l’état pour les rendre explicitement interdits.
Les mêmes électeurs californiens qui ont (largement) voté pour Obama ont aussi accepté (52% contre 48%, une sérieuse claque) cet amendement.
Le résultat du référendum a été contesté car la procédure d’amendement de la constitution n’est pas la même selon l’ampleur des changements apportés et les défenseurs des droits civils prétendent que la retrait d’un droit existant aurait dû nécessiter la procédure d’amendement plus stricte. La cour suprême de Californie a rendu son verdict cette semaine: le référendum tient, les mariages de conjoints de même sexe sont interdits dans l’État. (La cour a cependant déclaré légaux les 18 000 mariages ayant eu lieu entre la première décision du tribunal et le référendum de novembre!)
Coup de tonnerre hier: David Boies et Theodore Olson, des avocats, ont déposé un appel devant la cour fédérale.
Si ces noms vous rappellent quelque chose, vous n’avez pas tort. Ces messieurs ont été très impliqués dans la plus importante bataille judiciaire de la fin du XXè sièce aux États-Unis: le Bush v. Gore de 2000, quand Bush a convaincu les juges de la Cour Suprême (dont certains nommés par son père!) d’arrêter le décompte manuel des votes en Floride lors de l’élection présidentielle.
Ces deux messieurs étaient les deux avocats principaux des camps opposés.
Le New York Times cite:
“But this is not something that is a partisan issue. This is something that is a civil rights issue.”
Cet appel va cependant à l’encontre de la stratégie mise en place depuis quelques années par les groupes de défense des droits civiques, car il est presque certain que la cause va se retrouver devant la Cour Suprême à moyen terme. Or les groupes de pression croient (sans doute avec raison) que la Cour Suprême n’est pas encore « prête » à entendre leurs arguments et ils ont donc préféré attaquer le problème via les états. Avec un succès certain d’ailleurs. Les tribunaux de l’Iowa (!), du Massachussets et de la Califiornie ont reconnu la légalité des mariages homosexuels et les législatures du Vermont et du Maine l’ont (ou sont sur le point de) intégrer dans leurs lois. New York devrait aussi faire le pas bientôt. Une défaite devant la Cour Suprême ralentirait significativement ces progrès.
Mais le simple fait de voir des adversaires aussi partisans se réunir pour combattre une injustice est rafraîchssant et nous montre à quel point les conservateurs religieux avaient pris le contrôle des débats aux USA.
On sent un changement…
Quelle semaine!
Obama a fait jeudi un discour majeur exposant ses objectifs de réforme du système judiciaire américain dans le cadre de la lutte anti-terrorisme. Et il n’y a pas beaucoup de choses qui peuvent plaire dans ses idées. Essentiellement, il souhaite permettre la détention prolongée de personnes soupçonnée de connexions terroristes. Détention sans mise en accusation et sans procès.
Qui aurait cru qu’Obama irait encore plus loin que Bush vers la suppression de l’état de droit?
Le nouveau président souhaite rendre légale une pratique que l’ancien utilisait sans en avoir demandé le pouvoir.
Et même le New York Times, dans un éditorial de vendredi, approuve. Comment la gauche (douce) américaine peut en être rendue là? Ce qu’Obama demande, c’est d’officialiser le pouvoir du président de retirer de la circulation qui il veut sans avoir à se justifier. En fait, les lois anti-terroristes américaines sont déjà très souples et permettent l’emprisonnement (long) pour le support au terrorisme, ce qui inclut participer à un camp d’entraînement et diffuser une chaîne de Hezbollah. Ce que veut réellement Obama, c’est de pouvoir emprisonner des gens qui ne pourraient pas être jugés à cause des mauvais traitements qu’ils ont reçu lors de leurs interrogatoires.
Mais comment mettre des limites à ce qui est finalement une proposition de retirer toutes les limites?
Et qui a donné la réplique répubicaine à ce surprenant discour? Dick Cheney. Ce même Cheney qui fuyait les entrevues et les journalistes du temps qu’il était vice-président est maintenant devant les caméras plusieurs fois par semaine. Cheney, évidemment, cherche à faire assez de bruit pour tenter d’éviter toute poursuite criminelle pour son implication dans la politque de torture systématique qu’il a menée pendent des années. Il doit se dire que s’il demeure au devant de l’opinion, toute accusation portée contre lui pourra être présentée comme une tentative de faire taire ses critques face à Obama. (Mentionnons également qu’il parie sur les terroristes: en disant que la nouvelle administration ne fait pas son boulot, une nouvelle attaque importante sur le sol américain serait immédiatement présentée comme la justification de tout ce qu’il a fait auparavant.)
Les Républicains en sont rendus à ne pas pouvoir présenter un porte-parole plus en ligne avec la réalité et doivent se contenter d’un vieux criminel.
Est-ce que les Américains vont réaliser un jour que permettre à la droite de se retrancher sur sa base chrétienne et ultra-conservatrice enlève toute crédibilité à l’opposition et qu’ils se retrouvent maintenant avec un président démocrate qui veut suspendre, pour toujours, la règle du droit?
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Obama vient de nommer (proposer en fait, le Sénat doit approuver) un Républicain à un poste diplomatique important. Jon Huntsman est présentement gouverneur de l’Utah, il a une longue expérience asiatique et parle le Mandarin.
Il a occupé des postes dans les administrations Bush, père et fils, avant de se faire élire gouverneur de l’Utah.
Et il est mormon.
En faisant le tour de la presse et des blogs ces derniers jours, on peut constater que cette nomination est bien vue à gauche comme à droite.
David Axelrod, le conseiller politique d’Obama, a un jour prétendu que Huntsman était le seul Républicain qu’il craignait en 2012. Il faut préciser que Huntsman est un membre rare d’une espèce en voie de disparition: un Républicain modéré. Il est pour les unions civiles pour les gays et a appelé, dès les lendemains de l’élection, le GOP à se re-centrer. Donc, en le nommant (très) loin de Washington, mais cependant à un poste aussi prestigieux qu’important, Obama éloigne un rival potentiel pour 2012 (même s’il semble mousser la candidature de Huntsman pour 2016, mais ce ne sera plus son problème).
Encore mieux: un commenteur, Al Giordano, voit encore plus loin:
Mitt Romney is technically the frontrunner for the GOP presidential nomination in 2012. He's got the money, a national organization, and the on-camera talent and political experience to handle the national spotlight. Ideologically, his positions line up pretty perfectly with the conservative GOP platform. If any Republican "deserves" it for having paid his dues loyally to the party, it's Mitt. And yet it's extremely unlikely that the said GOP base - we're talking mainly white Southern Baptists here - is going to get over its Mormonphobia in just three years enough to make that possible.
The appointment of Huntsman is thus, politically, a slam dunk. When GOP primary voters inevitably reject Romney once again in the 2012 primaries and caucuses outside of the Mountain West, the resentment - already boiling after last year's adventures in presidential politics - among rank-and-file Mormons that the party to whom they've given so much still doesn't really want them in the Master's house rather than the servant's quarters, will sting. Meanwhile, another of their prominent citizens will likely still be Obama's man in Beijing, proof that somebody in American politics isn't dissing the LDS and its members. And in key swing states like Nevada and Colorado, LDS members are legion.
Some said Obama was crazy, back in 2007 and 2008, to reach out to what conventional wisdom thought was an impenetrable GOP base... Crazy, like a fox.
Ainsi Obama serait en train de séduire les Mormons pour en accueillir le plus grand nombre après l’éventuelle défaite de Romney aux primaires Républicaines de 2012…
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Observer la politique américaine est moins intéressant ces jours-ci.
Certes, tout le monde avait prévu un certain passage sombre pour les Républicains après leurs deux défaites consécutives et, surtout, les 8 ans du règne de Bush. Mais un tel recul? Tant d’absurdité et un repli sur un conservatisme imaginaire comme on le voit depuis quelques semaines?
On a bien ri de l’OPA de Limbaugh au début, on se moque de Steele et ses gaffes, mais tout cela devient sinistre et lugubre. Et je ris encore en me remémorant la répplique de Jindal au discours d’Obama.
Évidemment (en fait, ce n’est peut-être pas si évident que cela) au coeur de la situation actuelle des Républicains on retrouve l’incertitude et le flou artitistique autour d’éventuelles enquêtes sur la torture. Tant que le président, le ministre de la justice ou le congrès n’auront pas clairement annoncé la couleur (qui sera sous enquête, pour quel crime couvrant quelle période), les Républicains ne pourront pas se doter de réels leaders. En effet, quel candidat sérieux oserait pointer son nez à la tête du parti alors que des accusations sérieuses et crédibles peuvent tomber à tout moment? Cet éventuel leader sérieux serait alors obligé de prendre position, soit en défendant des criminels de guerre, soit en contre des anciens dirigeants du GOP.
C’est peut-être l’objectif de la stratégie de non-action d’Obama?
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Comme tout le monde, j’ai profité des derniers jours pour me moquer de la profonde débandade des Républicains en écrivant sur le « rôle » de Rush Limbaugh pour le parti. Ce n’est pas pour rien que la Maison Blanche, Rahm Emmanuel en tête, mousse l’animateur de radio: on ne peut imaginer pire figure de proue pour le GOP.
Mais il est évident que Limbaugh ne jouera jamais un rôle d’élu pour les Républicain.
Qui donc pourrait se pointer au cours des prochains mois? Sarah Palin ou Bobby Jindal? Je ne vois pas la droite retomber dans un tel populisme religieux. Newt Gingrich (le retour de Monsieur Non)? Sans doute trop de squelettes dans son placard.
Non, le réel leader qui émergera de l’ombre est certainement Mitt Romney.
Il a une expérience exécutive (Gouverneur du Massachussets), c’est un homme d’affaires qui a réussi et il a déjà su convaincre des progrssistes de l’élire.
S’il a complètement raté son coup en 2008, c’est certainement parce qu’il a voulu trop jouer la carte conservatrice et se montrer plus à droite que le reste du champ. Mais les extrême drotistes Républicains n’ont pas fait, et ne feront jamais, confiance à sa religion.
S’il réussi à se repositionner plus au centre et fait jouer son expérince bi-partisane et sa connaissance du business, peut-être aura-t-il alors des chances de convaincre des Républicains que ce n’est pas d’un virage à droite qu’ils ont besoin, mais bien de pragmatisme.
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Obama (son Secrétaire de presse, Robert Gibbs, en fait) a réussi à convaincre tout le spectre politique américain! Les Démocrates et les Républicains, les progressistes et les conservateurs, tous sont d’accord, Ruch Limbaugh est le leader incontesté des conservateurs ET du parti Républicain.
Qui peut encore dire que l’administration n’est pas bipartisane?
à‰videmment, les objectifs de chacun ne sont pas les mêmes.
Limbaugh est un populiste conservateurs assez dégoûtant qui arrose une foule immense tous les matins de sa verve radiophonique. Ses millions auditeurs votent Républicain à 90% (au moins). Les élus de droite ne peuvent donc pas l’ignorer. La semaine dernière, lors d’une manifestion conservatrice annuelle, Rush a eu droit à une séance de consécration de son statut.
Selon certains, il ressemblait plus à un chef mafieu de l’Europe de l’est qu’à un politicien:
Lors de cette prestation (!), il a surtout défendu que les Conservateurs devaient espérer que Obama échoue.
Et c’est à ce moment que la Maison Blanche a repris le bâton, en affirmant que Limbaugh était devenu le véritable leader de la droite et que les journalistes devaient demander aux élus Républicains s’ils étaient d’accord avec lui.
Ainsi, les Sénateurs et Représentants Républicains se retrouvent devain un beau dilemme: approuver Limbaugh et espérer que le plan de relance de l’économie échoue ou le rejeter et se mettre à dos ses auditeurs fidèles.
Michael Steele, le secrétaire général du GOP, a bien essayé de remettre Limbaugh à sa place ce weekend, mais il a dû faire des excuses publiques 2 jours plus tard!
Et on peut supposer que les Démocrates voient plus loin que les remarques récentes de Limbaugh. Depuis des années qu’il sévit sur les ondes AM, il en a dit des âneries. Il en a contre les noirs, les Mexicains, les femmes, les handicapés, les malades… Tôt ou tard, les Républicains devront se positionner par rapport à tout cela. Devront-ils encore s’excuser?
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On vient d’apprendre que Karl Rove, ancien conseiller politique de Bush, et Harriet Miers, ancienne avocate du même Bush, témoigneront (enfin) devant un comité de la Chambre des Représentants.
Depuis plusieurs mois (plus d’un an), les Représentants tentent de forcer ces deux-là à venir s’expliquer dans l’affaire des congédiements de procureurs au Ministère de la Justice. Jusqu’à maintenant, ils avaient refusé, prétextant le droit du Président à ne pas s’expliquer devant le Congrès.
Un juge a récemment rejeté cet argument.
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La réponse des Républicains au discours du Président Obama devant le Congrès a été donnée par le gouverneur de la Louisianne, Bobby Jindal.
Et ça a été une catastrophe. Même les Républicains n’ont pas aimé (le chroniqueur du New York Times, David Brooks, l’a détruit sur PBS quelques minutes après son discours).
Il semble même qu’il ait inventé une histoire à propos de son intervention personnelle lors de l’ouragan Katrina (il était alors Représentant).
Sur le ton d’abord. Obama ayant été assez pessimiste depuis son élection, préparant les Américains à une crise longue et difficile, il a décidé d’être franchement optimiste, s’opposant au manque de confiance du Président. Manque de pot, Obama a viré à l’espoir mardi soir.
Le style ensuite. On avait l’impression d’un vieil oncle (et il n’a que 37 ans) qui s’adresse à des enfants de 3 ans souffrant de problèmes d’apprentissage. à‡a ne passe pas.
Finalement, et surtout, le contenu était à côté de la plaque, complètement disjoncté. Il préconise le retrait complet de l’à‰tat et se plaint de dépenses pour la surveillance des volcans!
Lundi, Jindal était encore dans le peloton de tête des prétendants à l’investiture républicaine pour les élections présidentielles de 2012. Mercredi, il n’était même plus dans le portrait.
à‰videmment, c’est encore tôt, mais il lui sera très difficile de remonter la pente.
Tant mieux. C’est un fondamentaliste (catholique) qui a signé une loi favorisant l’enseignement de l’intelligent design dans les classes de la Louisianne. Les Américains ne peuvent même pas se permettre d’envisager une période d’obscurantisme en ce moment. (Il faut noter que Sarah Palin partage la même idéologie…)
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Un changement de parti à Washington signal le départ d’une compétition féroce entre les journalistes et commentateurs. Il existe un milieu (assez malsain, voir Greenwald) de journalistes qui vivent (grassement) de leurs contacts dans l’administration et qui se considèrent les seuls vrais garants de la presse politique. Cependant, pour conserver leurs accès, ils doivent nécessairement se faire de simples portes-paroles des dirigeants. à‡a donne l’invasion de l’Irak.
Donc, avec un changement d’administration, les journalistes en place font tout pour conserver leur statut et les petits nouveaux voient leur chance de se faire une place.
Cet accès se traduit par l’avantage d’être le récipiendaire des ballons d’essais et des règlements de compte anonymes des gens en place. En échange, les patrons de ces jorunalistes publient de beaux articles bien glamour et gentils sur ces personnes qui les utiliseront par la suite.
Et cette année ce ballet se joue dans un contexte d’extinction annoncée de la presse écrite, de polarisation extrême des chaînes câblées et de maturité des blogs et autres média internet (Obama a posé une question à un représentant du Huffington Post lors de la sa première conférence de presse).
Un de ces articles flatteurs et ronflants est paru ce weekend sur le site de Politico, un profil de Phil Schiliro le conseiller d’Obama pour les relations avec le Congrès. Attendons-nous dans les prochaines semaines à des pseudos-révélations et à des idées (anonymes) de projets de loi…
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Le maire de New York, le milliardaire Michael Bloomberg, s’est joué un tour.
Il y a 2 ans, alors qu’il espérait encore se faufiler entre les Républicains et les Démocrates pour lors des élections présidentielles (avant le phénomème Obama), Bloomberg a lâché le parti Républicain, sous la bannière duquel il s’était fait élire 2 fois à la tête de la grosse pomme. Il faut noter qu’auparavant il a déjà été Démocrate.
Il ne craignait rien, devait-il se dire, puisque les règlements de la ville limitait à deux mandats les postulants au poste de maire. (Deux référendum avaient confirmer ce règlement.)
Mais, oops, il a décidé qu’il aimait bien son job et a réussi à convaincre les élus municipaux de modifier les règlements pour permettre un troisième mandat.
Donc, le revoilà candidat. Mais pour apparaître en bonne place sur le bulletin de vote, il faut être le candidat d’un parti important. Sinon, comme le dit le New York Times aujourd’hui:
Even if he spent the money to create his own party, his name would appear in what one Republican operative called “ballot Siberia,†about six rows over to the right — traditionally home to the Socialist Workers and Marijuana Reform Parties, a potential turnoff to voters.
Petit détail amusant des moeurs électorales newyorkaises: un candidat peut apparaître plusieurs fois sur le bulletin s’il représente plusieurs partis!
En plus des Démocrates et des Républicains, le paysage politique newyorkais compte 2 autres partis majeurs: le Independence Party et le Working Families Party. Bloomberg est aussi fâché fâché avec ces deux partis!
Il a cependant dans ses poches un argument de poid: beacoup d’argent. (Le monsieur était prêt à dépenser 1 milliard $ dans une campagne présidentielle.) Il ne devrait pas avoir trop de problèmes à acheter une candidatures, ou plusieurs!
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On commence déjà à faire les comptes pour la campagne présidentielle de 2012!
The Fix, le blog de Chris Cillizza au Washington Post, publie aujourd’hui un billet sur la récolte de 2008 de Bobby Jindal. Le gouverneur Républicain de la Louisianne a obtenu des contributions totalisant 3,5M$ l’an dernier, alors qu’il n’aura probablement d’adversaire sérieux en 2010. Selon Cilliza, il se positionne pour les primaires du GOP de 2012. Un des critères les plus importants pour les candidats Républicains sera leur capacité à lever des fonds pour faire face à Obama.
Obama a récolté 750M$ en 2008 et devrait être capable de lever 1 milliard $ en 2012.
1 milliard.
Because the first — and highest — bar for any potential Republican candidate to clear is to show he or she has the capacity to raise the vast sums that will almost certainly be required to run a competitive race against President Obama.
The president raised roughly $750 million during the 2008 campaign, and it’s almost certain that he will raise $1 billion (and possibly MUCH more) for his 2012 re-election race.
Et peut-être BEAUCOUP plus.
C’est ridicule. Parce que cet argent ne provient pas, quoique laissent croire les fans d’Obama, que de petits donneurs. Les bundlers (des gens qui rassemblent pour le candidats des dons de gros donneurs), les syndicats et les corporations demeurent des sources importantes de financement. Comment plaider l’indépendance quand on a reçu et qu’on espère encore recevoir tant d’argent de gens aux intérêts directement liés aux choix d’orientations qu’il va devoir imposer?
Comment un tel système peut-il ne pas imploser sous le poids d’exigences aussi contradictoires que les conflits d’intérêt, le droit de vote et la liberté d’expression?
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On a appris plus tôt cette semaine que le frère de l’ex-gouverneur de l’Illinois, Rod Blagojevich, avait demandé une contribution au futur sénateur en échange de sa nomination au poste laissé vacant par Barack Obama. Ce qui, soit dit en passant, le mettait en position de parjure parce qu’il a dit sous serment ne pas avoir parlé à de proches associés de Blago avant sa nomination.
Et maintenant, le New York Times nous apprend que Roland Burris a tenté de lever des fonds pour l’ex-gouverneur! Et il a échoué!
Le record pour le plus court séjour sur un siège du Sénat est 160 jours, Burris semble bien parti pour le battre!
à‰videmment, les Républicains ne veulent pas de lui et aimeraient bien qu’il quitte et qu’une élection spéciale ait lieu avant 2010. Quant aux Démocrates, ils ne croeint pas (mais alors pas du tout) en ses chances dans une élection primaire, encore moins lors d’un scrutin général.
Sauf que…
Burris a été accepté au Sénat. Le seul moyen pour les Sénateurs de revenir (rapidement) sur leur décision est que Burris soit mis en accusation. Et qui ferait cela? Le US Attorney pour l’Illinois, Patrick Fitzgerald, le même qui a arrêté Blogo, le même qui a enquêté sur l’affaire Plame. C’est peut-être lui qui devrait devenir le Sénateur de l’Illinois!
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Je commence à croire que ce blog devrait simplement être une traduction de celui de Glenn Greenwald, je pourrais écrire mes billets à partir des siens à tous les jours!
Son billet d’aujourd’hui, Do we still pretend that we abide by treaties?, reprend un thème qu’il aborde de façon très pointue depuis quelques temps: l’insularité des journalistes politiques américains. Et comme le titre le dit, cette fois sur le sujet des poursuites pour crimes de guerre.
Je viens d’ajouter son Salon Radio dans l’article sur les podcasts. C’est intéressant, varié, mais la qualité sonore est pourrie (Greenwald vit au Brésil; les USA ne permettant pas à son conjoint d’immigrer).
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On se doutait bien que le paysage conservateur américain avait changé radicalement au cours des dernières années et que le coup de grâce des élections de novembre 2008 avait laissé un mouvement en ruine qui n’était même pas prêt à amorcer sa reconstruction idéologique.
Mais, pour ma part, je n’avais quand même pas vu venir la réalité d’un parti Républicain aussi insipide que ce qu’il démontre ces jours-ci.
Le Grand Old Party (GOP) des (avant-)dernières années était une coalition fragile d’impérialistes néocons, de fondamentalsites chrétiens et de conservateurs économiques. (Les premiers proposant des idées, les derniers l’argent et les autres les votes.) Mais TOUTES les parties de cette entreprises sont en faillite! L’impérialisme militaire a échoué lamentablemetn en Irak et est en train de connaître le même sorte en Afghanistan, le conservatisme économique a mené directement à la crise actuel et les Américains eux-mêmes commencent à reconnaître les excès des fondamentalistes.
Qu’est-ce que ça donne? L’hallucinant spectacle que nous ont offert les élus Républicains ces derniers jours, l’incroyable Michael Steele en tête: la stratégie du NON et l’espoir explicite que le plan de relance d’Obama échoue et que l’économie aille encore plus mal dans 2 ans pour que les électeurs reviennent vers eux!
Leur seule tactique est l’obstruction (voir tout ce qu’ils font pour exiger toujours une super-majorité de 60 votes au Sénat et pour tenter de retarder l’arrivée de Franken, le 59è Démocrate) et leur seule idée est la rectitude budgétaire dans une période où exactement le contraire est nécessaire et après 8 ans de déficits records où l’accumulation de surplus (ou au moins l’équilibre) aurait été de mise.
Leur défaite, leur rejet en fait, de 2008 a été tellement importante qu’ils doivent maintenant se ré-inventer au complet. Et il est difficile, à ce stade, de voir d’où viendra ce renouveau. Les élus fédéraux du GOP ont décidé de refaire un Gingrich (opposer absolument tout et espérer que ça les aidera en 2012, voir la chronique de Frank Rich sur leurs chances de succès) et ne vont donc pas chercher à se refaire.
J’ai déjà parlé de Limbaugh. C’est sans doute le plus gros boulet des Républicains aujourd’hui. C’est un frein monumental à leur évolution. Et que dire de Palin?
Que reste-il? Des gouverneurs, peut-être. Crist en Floride, Bobby Jindal en Louisianne, Jeb Bush (un troisième!) aussi de Floride, Romney ancien gouverneur du Massachussets? Il faudra bien plus que des personnalités qui atteingnent un certain niveau de popularité, il faut reconstruire toute la coalition sur de nouvelles bases, avec de nouveaux objectifs. Et là , on voit mal comment ça pourrait se faire dans le 2 ou 4 prochaines années.
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Incroyable! Un second candidat pour le poste de Secrétaire du Commerce se retire. Pour des raisons politiques, cette fois.
Obama avait d’abord choisi le gouverneur du Nouveau-Mexique Richardson. Il a dû se retirer à cause d’une enquête qui n’en finit plus sur des accusations de financement illégal.
Vint ensuite le tour de Judd Gregg, sénateur Républicain du New Hampshire.
Mais celui-ci a abandonné la course cet après-midi! Il est apparu des différences majeures entre lui et le Président sur le plan de relance et… le recensement!
Comme presque tout aux à‰tats-Unis, le bureau du recensement (Census Bureau) est politisé. Depuis des décennies, les Républicains tentent, avec succès, d’empêcher que le Bureau obtienne un budget suffisant pour réaliser sa tâche. Pourquoi? Parce que les populations mal comptées (par manque de fonds) sont jugées favorables aux Démocrates: immigrants récents, populations (très) pauvres et personnes ne parlant pas anglais. Obama avait d’ailleurs annoncé récemment que le Bureau du recensement, qui dépend du Département du Commerce, dépendrait désormais directement du Président.
Donc, vers qui se retournera maintenant Obama? à‡a lui laisse maintenant DEUX postes à combler dans son cabinet (Santé et Commerce), sans compter la nomination de Solis (Travail) qui traîne encore devant le Sénat.
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On assiste à deux présentations différentes et disjointes des 2 pans principaux que prendra la lutte contre la crise économique actuelle: le plan de relance de l’économie (le stimulus qui sera approuvé cette semaine par le Congrès) et le plan de sauvetage des banques (le bailout ou TARP dont la seconde tranche a été présentée de façon très très vague par Tim Geithner plus tôt cette semaine).
Je ne suis pas un économiste. Mais une des premières choses que je lis avec mon café le matin, c’est le merveilleux blog Naked Capitalism d’Yves Smith. (Petit apparté: Smith et Greenwald nous proposent généralement des articles de plus de 2 paragraphes, on va un peu plus loin que la surface!) Ce matin, donc, un billet de Smith sur un économiste des années 30, Irving Fisher: Irving Fisher’s Debt Deflation Theory and Its Relevance Today.
Plusieurs commentateurs ont remarqué ces derniers jours qu’Obama utlisait son capital politique pour promouvoir le stimulus (la partie sexy) alors qu’il laissait Geithner se débrouiller (plutôt mal d’ailleurs) avec le bailout. Est-ce qu’il ne s’agit que d’une façade? Les récents rapports de désaccords des plus proches conseillers du président sur les orientations du bailout nous laissent croire que le problème est plus profond, que l’administration américaine conçoivent réellement ces deux plans comme des actions séparées. Ce que Smith nous fait comprendre dans son article, c’est qu’au contraire il est primordial de voir ces deux plans comme un seul, que le stimulus ne peut réussir si le bailout échoue.
En fait, l’article de Enrique G. Mendoza qu’il cite va encore plus loin:
A trillion dollars of fiscal stimulus today will not avoid catastrophe if the financial stabilisation fails. Conversely, the sooner a credible, comprehensive, and effective financial stabilisation plan is implemented, the lower the actual cost of “true†fiscal support needed for the social safety net.
Le Congrès semble encore plus autruche que le Président. Le show d’hier, quand les PDG de plusieurs très grandes banques sont venus se faire questionner par les représentants, visait essentiellement à attiser les ardeurs populistes de plus en plus évidentes (cf. Rachel Maddow hier soir) parmi les élus Démocrates et non à adresser les réels problèmes économiques du secteur financier (quoique, on a bien apprécier les coups de baguette sur les doigts des capitaines de l’univers!).
Le plan Geithner, ou plutôt ce qui en tient lieu, ne s’attaque pas au réel problème: les grandes banques américaines sont en faillite. Au contraire, son objectif principal semble être de cacher cette réalité le plus longtemps possible en permettant aux banques de continuer à donner des valeurs complètement bidon à leurs actifs, ce qui leur permet de présenter des bilans pas trop négatifs.
On peut comprendre que les Représentants et les Sénateurs refusent de s’attaquer aux problèmes qui font vraiment mal et se concentrent sur les mesures spectaculaires (quoique… les Républicains refusent même cela!), mais comment le Président peut-il tomber dans le même piège?
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Je ne croyais vraiment pas écrire un billet sur Dick Cheney deux semaines à peine après son départ. Mais l’affreux en chef a déjà refait surface, en faisant feu de tous ses canons.
Politico a publié aujourd’hui une entrevue avec l’ancien VP qui a déclenché une tempête parmi les commentateurs et blogueurs (New York Times, Alex Koppelman, Greenwald, Marc Ginsberg (Huff Post), Joe Klein, Michael Falcone (encore le NYT), Mark Silva et Andy Rostroy, qui gagne le prix du meilleur titre: Guess What? Cheney’s Still a Dick!).
Et pourquoi tout ce bruit? Cheney prévient les Américains qu’avec Obama à la Maison Blanche, une attaque terroriste est certainement imminente.
Former Vice President Dick Cheney warned that there is a “high probability†that terrorists will attempt a catastrophic nuclear or biological attack in coming years, and said he fears the Obama administration’s policies will make it more likely the attempt will succeed.
Les politiques d’Obama qui favoriseront cette éventuelle attaque nucléaire ou bactériologique (non, pas les 2 en même temps: les radiations tueraient les microbes)? La fermeture de Gitmo et l’interdiction de la torture.
Je n’arrive pas à croire qu’il puisse demeurer sérieux en disant cela.
Il est affreux, mais il n’est pas imbécile.
Selon moi, il sent (mieux que bien des Démocrates) que des enquêtes pour crimes de guerre qui mèneraient rapidement jusqu’à lui sont en préparation et il tente pré-mobiliser sa base pour qu’elle soit prête à intervenir au moment le plus important: avant la tenue de ces enquêtes.
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Pas pour les bonnes raisons selon moi, mais voilà une bonne nouvelle.
Comme je l’ai écrit il y a quelques jours, cet homme représentait exactement le contraire de ce qu’on attendait d’Obama pour mener la réforme du système de santé. C’est un lobbyiste sans vergogne, un revenchard en puissance (il ne supporte pas sa défaite lors de sa dernière élection) et ne semble que continuer le statu quo washingtonien.
Obama doit proposer une personne (2 en fait: un secrétaire de la santé et un conseiller du président) différente et avec moins de dettes (monétaires et politiques).
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