Archive de la catégorie: ‘ Actualités ’

Des groupes environnementalistes viennent de créer un site, EyeOnPalin.org, qui, comme son nom l’indique, vise à  surveiller l’ex-co-listière de McCain et dénoncer son bilan désastreux en Alaska.

Le premier vidéo du groupe:

La porte-parole de l’organisation est Ashley Judd. En fouillant, on trouve qu’elle parle français. Peut-être aurons-nous droit à  des vidéo anti-Palin dans la langue de Molière!

à‰videmment que les environnementalistes sont contre Palin. à€ peu près n’importe qui avec un cerveau plus gros qu’une balle de baseball ne peut la supporter.

Elle est l’incarnation de cette part de l’esprit américain qui est si destructeur: le gros bon sens vaut mieux que les diplômes. Et je crois qu’elle est encore pire que Bush dans cette gamme.

En fait, ce genre de campagne risque de lui donner encore plus de crédibilité auprès de la couche de la population qu’elle courtise.

Heureusement, cette tranche de l’Amérique est en décroissance constante après 8 ans de Bush. Un des sentiments qui a été exprimé le plus souvent et avec le plus de force lors de la dernière campagne est le souhait de la vaste majorité des Américains d’avoir un président intelligent et cultivé.

Palin a certainement plus nuit à  McCain qu’elle ne l’a aidé sur ce regsitre.

Les prochaines primaires Républicaines seront intéressantes, avec Palin et Huckabee qui se battront pour le vote des fous de dieu et des anti-intellectuels.

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Plus je lis (NY Times, Greenwald), plus je trouve bizarre le choix d’Obama.

Est-il vraiment sérieux dans son ambition de ré-inventer le système de santé américain?

Pourquoi choisir quelqu’un au passé aussi chargé?

La culture de corruption (souvent légale, parfois illégale) de Washington se retrouverait encore renforcée.

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Rush Limbaugh

Le paysage de la droite politique américaine prend un virage pour le moins intéressant ces jours-ci. Il y a quelques jours, et après 6 tours de scrutin, les Républicains choisissaient Michael Steele comme chairman du parti (secrétaire général, président, l’administrateur en chef des instances). Steele est africain-américain.

Mais ce n’est ni lui, ni John Boehner (le chef des Républicains à  la Chambre des représentants), ni Mitch McConnell (le chef des Républicains au Sénat) qui représente la droite depuis le départ de Bush.

C’est un animateur de talk radio! Depuis des années, Rush Limbaugh domine complètement les ondes AM des à‰tats-Unis avec une émission (très) populiste et toujours de droite, loin à  droite. Il a mené une campagne très dure contre la nomination de John McCain, le trouvant trop centriste.

Les dernières élections ayant eu comme résultat d’éliminer presque tous les Républicains modérés (il en reste quelques unes au Sénat et aucun à  la Chambre des représentants), le parti se trouve donc concentré vers son aile extrémiste. Et Limbaugh a toujours été la manifestation publique et vocale (vociférante, plutôt) de cette tendance.

Obama et son équipe ont bien compris cette réalité. Le président a commencé à  jouer les élus contre Limbaugh ces derniers jours, en présentant l’animateur comme le porte-parole des Républicains. Tactique machiavélique! Même si beaucoup d’élus Républicains sont effectivement très à  droite, ils ne partagent pas nécessairement les positions les plus extrémistes du tribun des ondes (anti-environnementalisme, anti-féminisme, anti-immigration, pro-torture et son racisme presque explicite). Mais ces mêmes politiciens ne peuvent pas se permettre de critiquer Limbaugh, car leurs électeurs sont aussi les fidèles auditeurs de Rush (13 millions!).

Obama semble jouer sur deux tableaux: d’une part il fait copain-copains avec les Répblicains (plusieurs d’entre eux seront à  la Maison Blanche ce soir pour voir le Super Bowl avec lui), et en même temps il tente de les pousser encore plus à  droite pour mieux rattraper les centristes et les modérés. à€ court terme, cettre approche tactique semble bonne, mais il court (et surtout il fait courir aux Américains) un risque de retour de balancier très violent si son plan de relance de l’économie ne fonctionne pas, ou ne fonctionne pas assez rapidement pour satisfaire l’électorat.

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Gros scandales (prévisibles) aux USA cette semaine: Wall Street a payé plus de 18 millards de dollars (US) de bonus en janvier (et même en décembre dans le cas de Merryl Lynch, avant la vente à  Citi).

Ce sont les mêmes banques qui ont reçu plus de 350 milliards de fonds d’urgence.

Le président Obama a piqué une belle colère vendredi, qualifiant ces bonus de « honteux ».

Et la sénatrice Démocrate du Missouri, Claire McKaskill, a déposé un projet de loi visant la limiter la rémunération de tous les employés de sociétés recevant des subventions de survie du gouvernement fédéral à  400 000 $ par année. Ce montant n’est pas sorti d’un chapeau: il s’agit du salaire du président!

« Ils ne comprennent pas », dit la sénatrice des dirigeants des banques qui ont reçu tant d’argent du gouvernement pour sauver leur existence.

C’est le genre de règlement très difficile à  appliquer (la rémunération globale d’un employé peut se calculer de bien des façons, comment inclure les « consultants » qui ne travaillent que pour un seul client, quoi faire des filiales et autres esociété affiliées?), mais le mssage serait fort et clair: les sociétés privées  ne pourront pas utiliser les fonds de secour du gouvernement pour enrichir leurs employés.

Est-ce que cette loi a des chances d’être adoptée? Cela aurait impensable à  n’importe quel autre moment. Il avait bien été question d’inclure quelques notions de limites de rémunération dans la première version du TARP, mais Bush avait clairement laissé entendre qu’il ne signerait pas une telle mesure. Cette fois, je ne vois pas comment Obama pourrais ne pas accepter une telle mesure si elle se rend jusqu’à  lui.

Voir le gouvernement américain même proposer une telle invasion est rafraîssant. Mais cela démontre à  quel point la division entre Wall Street et Main Street est maintenant acceptée et surtout comment il devient clair pour tout le monde que la croissance de la dernière décennie était complètement fictive, voire frauduleuse, et que les acteurs responsables de cette situation ne peuvent plus prétendre aux privilèges qu’ils ont extirpés. Ce qu’il reste maintenant à  changer, c’est la conviction de certains (dont Obama) que les responsables de la crise sont ceux qui pourront la résoudre.

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Incroyable!

Le nouveau Secrétaire du Trésor d’Obama, Timothy Geithner, ne survivra pas (politiquement) à  2009 selon moi

Non seulement il oublie de payer ses impôts, mais on apprend qu’il a touché une prime de départ de 400K$ de la Banque de la Réserve Fédérale de New York. Le mec reçoit une prime de départ d’un job de fonctionnaire pour un autre job de fonctionnaire. (Bon, la Fed n’est pas strictement parlant le secteur public, mais c’est tout comme.)

L’équipe économique d’Obama, avec son ancien président d’Harvard aux propos sexistes et son Secrétaire du Trésor resquilleur d’impôts, ne semble pas très solide.

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Géographie politique

On le voit dans tous les grands dossiers de politique américaine, dans les résultats électoraux et dans beaucoup d’étude socio-économiques: les à‰tats-Unis regroupent des cultures régionales très différentes les unes des autres et aux intérêts souvent contradictoires.

Une grande partie de l’explication de la victoire d’Obama tient dans le fait que certains états du centre-nord-ouest du pays commencent à  basculer chez les démocrates. Les migrations et l’immigration y joue un rôle important.

Parmi les dossiers chauds (!) qui attendent la nouvelle administration, tout en haut de la liste, à  côté de l’assurance-maladie universelle et juste en-dessous du redressement économique et des efforts diplomatiques, se trouve le combat contre le réchauffement de la planète. Comme le mentione aujourd’ui le New York Times, les acteurs démocrates qui sont en charge de définir la prochaine politique américaine sur ce sujet proviennent des états côtiers alors que les pollueurs sont à l’intrieur des terres. Plus précisément: la Californie et l’Est polluent par le transport individuel alors que le centre demeure malgré tout le coeur manufacturier du pays. Et de plus, les côtes tendent à  consommer plus d’électricité « propre » que le centre qui dépend beaucoup du charbon. Donc, tout mécanisme (taxe sur le carbone, bourse, cap and trade…) aura des impacts économiques beaucoup plus importants dans ce qu’on appelait le Rust Belt que sur le côtes. Et mette en place une stratégie qui touche surtout la fabrication tendera à  exporter (encore plus) la production  manufactuière vers des contrées aux contrôles environnementaux souvent moins contraignants.

Il est d’ailleurs intéressant de noter que l’octroi de 750 milliards de dollars pour les banques (côte est) s’est fait relativement facilement, mais que l’aide de 15 milliards pour l’industrie automobile (centre) a été refusée…

On retrouvera souvent ces divergences géographiques profondes, qui s’expriment le plus souvent au Sénat. (Le parti rébublicain d’aujourd’hui est d’ailleurs né d’un changement d’allégeance régional quand le Sud a abandonné en masse les Démocrates après les loi anti-discrimination de Kennedy/Johnson).

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La saga de la sélection d’une remplaçante pour le siège de sénatrice est terminée! Le gouverneur Paterson a nommé une représentante (à  la chambre des représentants fédérale) Kisten Gillibrand.

Qui?

Parmi les nombreuses « candidatures » prestigieuses, il a choisi un des noms les moins connus. Officiellement, il souhaitait que le siège d’Hillary soit occupé par une femme.

Que sait-on de Kirsten? The New Republic nous proposse 10 choses que vous ne saviez pas à  propos de Kirsten Gillibrand. En gros, elle habite près d’Albany, la capitale de l’état de New York, loin de la ville de New York. Elle a été soutenu par les fous de la gachette (NRA), elle se considère comme la politicienne la plus conservatrice de l’état (elle est cependant démocrate!), elle approuve les mariages gays et elle est la mère de 2 jeunes enfants. Bon. Tous les analyste prédisaient que le choix de Paterson viserait uniquement à  favoriser Paterson. Et on dirait qu’ils avaient raison! La nouvelle sénatrice devra se présenter à  une élection spéciale en 2010, la même année que Paterson. Celui-ci ne pourra donc pas se faire tirer par une candidature-locomotive à  la présidence. Il se cherchait donc un co-listier pour cette campagne. Gillibrand est plus à  droite, est une femme et vient de la cambrousse; tout le contraire de Paterson. Il espère donc attirer vers sa candidature, par osmose, des électeurs qui ne se tourneraient pas vers lui a priori.

Est-ce que ça fonctionnera? Je crois bien qu’il sera ré-élu (tant qu’il ne fréquente pas les prostituées trop souvent…), mais on ne saura sans doute pas quel est le véritable apport de la nouvelle sénatrice.

Une bonne chose, en tout cas: elle n’est pas près des intérêts de Wall Street, comme l’est son nouveau collègue (l’autre sénateur de New York), Charles Schumer.

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Comment s’anonce la présidence d’Obama? Cette première journée annonce des choses intéressantes et des effets de manche pour épater la gallerie.

L’intéressant, d’abord: Obama n’a pas perdu son temps et a tout de suite contacté 4 leaders du moyen-orient: Mubarak (à‰gypte), Olmert (Israà«l), Abdullah (Jordanie) et Abbas (autorité palestinenne). Et si, comme on peut le supposer, il s’agissait d’appels sérieux et non de simples salamalecs de bienvenue, on voit déjà  l’immence changement. On notera l’absence de al-Maliki de cette liste, l’Irak n’est définitivement pas la priorité d’Obama.

Je ne crois pas que les à‰tats-Unis soient l’acteur principal de ce qui va, doit, se jouer dans cette région, mais elle aura un rôle important à  jouer. C’est ce que semble indiquer l’agenda du président aujourd’hui: favorisons les échanges entre les acteurs et jouons, lorsque nécessaire, un rôle d’intermédiaire. Mais certainement beaucoup moins d’interventions directes. On ne s’ennuiera pas de Bush!

Pour la gallerie: gel des salaires des conseillers du président. On s’en fout. Ce n’est pas ces sommes ridicules (par rapport au budget de l’état) qui vont changer quelque chose, et ces gens ne sont pas élus. Le président peut s’en débarasser quamd il veut.

Gitmo? Pas aujourd’hui. Jeudi ou vendredi, selon la Maison Blanche.

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Enfin!

Après 8 ans à  douter de la capacité des Américains à  se représenter eux-mêmes via un être capable de faire une phrase complète, Barrack Obama a prêté serment ce midi.

Est-ce que tout a changé d’un seul coup? En fait, oui. La raison reprend le dessus, mais l’imagination conserve son droit de nation.
Les problèmes qui se présentent devant le nouveau président sont importants, mais pas au point de l’empêcher de démarrer des réformes qui pourraient permettre aux à‰tats-Unis de pouvoir recommencer à  exprimer toute la créativité qu’on trouve dans cette nation, en débarrassant le pays de cette couche d’ignorantisme qui la menaçait (et la menace encore).
Bonne chance!

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