Archive de la catégorie: ‘ Congrès ’

Le sujet brûlant de l’été en politque américaine sera certainement la réforme du système de santé souhaitée par Obama.

Quelques détails en vrac dans ce billets sur lesquels j’élaborerai au cours des prochaines semaines.

Le sujet n’est pas nouveau. Lindon B. Johnson en a fait le noyau de sa présidence, bien plus que la guerre du Viet Nam. Il n’a pas pu imposer un système universel, mais a réussi à implanter une couverture pour les personnes âgées (Medicare) et une couverture pour les plus démunis (Medicaid).

Clinton a tenté 30 ans plus tard de terminer le travai (et a confié la tâche à Hillary), mais il a subit un échec total face aux compagnies d’assurance.

Obama aborde le sujet de façon légèrement différente. D’abord, il a décidé de laisser le congrès élaborer ds propositions de réforme. Il faut dire que les élus Démocrates ont beaucoup travailler sur le sujet au cours des 15 dernières années. Petit problème cependant: le moteur, l’âme des Démocrates, le sénateur Kennedy, est désormais trop malade pour diriger effectivement les travaux législatif. La tâche revient donc à un sénateur du Montana, Max Baucus. Qui? Baucus est le président du comité des finances du Sénat et c’est lui qui pilote l’écriture du projet de loi dans cette chambre.

En théorie il faut 60 votes au Sénat pour éviter un filibuster, mais les Démocrates ont laissé entendre qu’ils étaient prêts à utilser une manoeuvre (reconciliation) d’adoption du budget pour faire passer la réforme avec 51 votes.

Les enjeux des derniers jours concernent surtout la mise en place d’un régime d’assurance publique qui pourra compétitionner les compagnies privées.  Les Républicains y sont opposés, car ils craignent que les compagnies privées ne soient pas en mesure de faire compétition, les Démocrates n’osent pas admettre qu’ils sont en faveur car ils espèrent que les compagnies privées seront incapables de compétitionner!

On ne parle pas encore (beaucoup) de l’assurance obligatoire, les mandates. La question des coûts du projet devrait rebondir cette semaine avec la publication d’une étude du GAO (Government Accounting Office).

Obama espère qu’une loi sera prête en octobre.

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La gauche progressiste anti-guerre au Congrès est en train de faire dérailler le projet de loi du président visant à financer les activités militaires pour les prochains mois.

Bush a financé ses guerres via des projets de loi de financement hors-budget (supplemental), tactique que Obama avait promis d’abandonner.

Plusieurs représentants Démocrates avaient promis, à l’époque, de ne pas voter pourde tels propjets s’ils n’incluaient pas des stratégies mesurables de retrait des troupes.

Or, Obama a présenté un tel projet de financement supplémentaire il y a quelques jours.

Ce projet allait passer facilement, mais l’administration a décidé d’y ajouter un amendement visant à financer le Fonds monétaire international, amendement rejeté par les Républicains qui y voient une subvention aux banques européennes. Et le Sénat (Lieberman) a ajouté un amendement interdisant la publication de photos de prisonniers (nous en avons parlé ici). Les Démocrates ont accumulé assez de votes pour rejeter la loi de financement amendée par Lieberman. Elle reviendra donc devant la Chambre cette semaine.

Entre temps, les activistes progressistes de la blogosphère ont profité du délai pour mettre en branle une campagne de coups de téléphone et d’emails pour rappeler à certains élus qu’ils avaient promis de ne pas voter pour ce genre de loi. (Firedoglake ne parle que de cela depuis une semaine!)

L’administration n’est pas contente, mais pas contente du tout! Rahm Emanuel fait des pressions monstres sur les Représentants, surtout les rookies (nouveaux élus). Et on fait miroiter un projet de rachat des vieux bazous aux progressistes.

Il faut que 39 Démocrates votent « non » pour faire échouer le projet de loi. Les opposants croient avoir 35 votes.

Obama, qui s’est fait connaître grâce à son opposition à la guerre quand personne n’osait être contre, se voit maintenant obligé de combattre les élus qui s’y opposent encore.

Selon toutes probabilité, la loi passera. Et Obama aura dû dépenser du capital politique contre ses partisans de la première heure.

Commentaire (1)

Comme mentionné ce matin,  les Représentants démocrates progressistes ont réussi à exclure d’un projet de loi de financement un amendement introduit au Sénat qui aurait interdit toute publication, sur simple décision du président, de photographie de prisionniers priss entre le 11 septembre 2001 et le 20 janvier 2009.

Je terminais le billet en écrivant:

Que peut-on attendre d’Obama maintenant?

Et bien je m’étais trompé! La réplique n’est pas venue de la Maison Blanche, mais plutôt de Lieberman.

Huffington Post:

Sens. Joe Lieberman (I-Conn.) and Lindsey Graham (R-S.C.) have threatened to halt all business in the Senate until Congress passes their legislation allowing President Barack Obama to suppress photos showing detainee abuse.

Wow.

Lieberman, qui a été rejeté par les Démocrates du Connecticut pour son soutien à l ‘invasion de l’Iraq, menace maintenant un blocus complet du processus législatif si les représentants n’acceptent pas de passer une loi qui vise uniquement à cacher les sales côtés de cette guerre!

Alors je répète:

Que peut-on attendre d’Obama maintenant?

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Les représentants démocrates progressistes ont réussi à empêcher le passage d’une loi qui aurait interdit, rétroactivement, la publication de photographies de prisonniers prises entre le 9 septembre 2001 et le 20 janvier 2009. (Voir ce billet de Greenwald pour une explication détaillée du contexte.)

On se souviendra qu’il y a quelques semaines, Obama a décidé de demander à la cour d’interdire la publication de photographies alors qu’il avait promis précédemment qu’il accepterait leur publication.

L’affaire va maintenant devant la Cour Suprême, mais il semble évident qu’elle forcera le gouvernement à autoriser la publication de ces photos.

Donc, le président s’est tourné vers Joe Lieberman qui a immédiatement rédigé un amendement au projet de loi de finanement supplémentaire pour les guerres d’Iraq et d’Afghanistan. La Chambre des représentants avaient passé la loi sans cet amendement, mais les Sénateurs l’ont adopté. Le tout se retrouvait donc en comité conjoint, mais des représentants démocrates ont menacé de voter contre le projet de loi dans son entier si l’amendement était inclus. Et comme les représentants républicains sont opposés à la loi pour d’autres raisons (un financement de 5 miliards $ au Fond Monétaire International), il n’y avait plus assez de Démocrates pour en assurer le passage.

Firedoglake, un blog progressiste, a rapporté hier que l’amendement avait été abandoné.

Que peut-on attendre d’Obama maintenant?

Si la tendance se maintient, il trouvera d’autres moyens pour conserver cachée dans un coin sombre toute la saga Bush-Cheney.

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On vient d’apprendre que Karl Rove, ancien conseiller politique de Bush, et Harriet Miers, ancienne avocate du même Bush, témoigneront (enfin) devant un comité de la Chambre des Représentants.

Depuis plusieurs mois (plus d’un an), les Représentants tentent de forcer ces deux-là  à  venir s’expliquer dans l’affaire des congédiements de procureurs au Ministère de la Justice. Jusqu’à  maintenant, ils avaient refusé, prétextant le droit du Président à  ne pas s’expliquer devant le Congrès.

Un juge a récemment rejeté cet argument.

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La saga Burris

On a appris plus tôt cette semaine que le frère de l’ex-gouverneur de l’Illinois, Rod Blagojevich, avait demandé une contribution au futur sénateur en échange de sa nomination au poste laissé vacant par Barack Obama. Ce qui, soit dit en passant, le mettait en position de parjure parce qu’il a dit sous serment ne pas avoir parlé à  de proches associés de Blago avant sa nomination.

Et maintenant, le New York Times nous apprend que Roland Burris a tenté de lever des fonds pour l’ex-gouverneur! Et il a échoué!

Le record pour le plus court séjour sur un siège du Sénat est 160 jours, Burris semble bien parti pour le battre!

à‰videmment, les Républicains ne veulent pas de lui et aimeraient bien qu’il quitte et qu’une élection spéciale ait lieu avant 2010. Quant aux Démocrates, ils ne croeint pas (mais alors pas du tout) en ses chances dans une élection primaire, encore moins lors d’un scrutin général.

Sauf que…

Burris a été accepté au Sénat. Le seul moyen pour les Sénateurs de revenir (rapidement) sur leur décision est que Burris soit mis en accusation. Et qui ferait cela? Le US Attorney pour l’Illinois, Patrick Fitzgerald, le même qui a arrêté Blogo, le même qui a enquêté sur l’affaire Plame. C’est peut-être lui qui devrait devenir le Sénateur de l’Illinois!

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Rush Limbaugh

Le paysage de la droite politique américaine prend un virage pour le moins intéressant ces jours-ci. Il y a quelques jours, et après 6 tours de scrutin, les Républicains choisissaient Michael Steele comme chairman du parti (secrétaire général, président, l’administrateur en chef des instances). Steele est africain-américain.

Mais ce n’est ni lui, ni John Boehner (le chef des Républicains à  la Chambre des représentants), ni Mitch McConnell (le chef des Républicains au Sénat) qui représente la droite depuis le départ de Bush.

C’est un animateur de talk radio! Depuis des années, Rush Limbaugh domine complètement les ondes AM des à‰tats-Unis avec une émission (très) populiste et toujours de droite, loin à  droite. Il a mené une campagne très dure contre la nomination de John McCain, le trouvant trop centriste.

Les dernières élections ayant eu comme résultat d’éliminer presque tous les Républicains modérés (il en reste quelques unes au Sénat et aucun à  la Chambre des représentants), le parti se trouve donc concentré vers son aile extrémiste. Et Limbaugh a toujours été la manifestation publique et vocale (vociférante, plutôt) de cette tendance.

Obama et son équipe ont bien compris cette réalité. Le président a commencé à  jouer les élus contre Limbaugh ces derniers jours, en présentant l’animateur comme le porte-parole des Républicains. Tactique machiavélique! Même si beaucoup d’élus Républicains sont effectivement très à  droite, ils ne partagent pas nécessairement les positions les plus extrémistes du tribun des ondes (anti-environnementalisme, anti-féminisme, anti-immigration, pro-torture et son racisme presque explicite). Mais ces mêmes politiciens ne peuvent pas se permettre de critiquer Limbaugh, car leurs électeurs sont aussi les fidèles auditeurs de Rush (13 millions!).

Obama semble jouer sur deux tableaux: d’une part il fait copain-copains avec les Répblicains (plusieurs d’entre eux seront à  la Maison Blanche ce soir pour voir le Super Bowl avec lui), et en même temps il tente de les pousser encore plus à  droite pour mieux rattraper les centristes et les modérés. à€ court terme, cettre approche tactique semble bonne, mais il court (et surtout il fait courir aux Américains) un risque de retour de balancier très violent si son plan de relance de l’économie ne fonctionne pas, ou ne fonctionne pas assez rapidement pour satisfaire l’électorat.

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Gros scandales (prévisibles) aux USA cette semaine: Wall Street a payé plus de 18 millards de dollars (US) de bonus en janvier (et même en décembre dans le cas de Merryl Lynch, avant la vente à  Citi).

Ce sont les mêmes banques qui ont reçu plus de 350 milliards de fonds d’urgence.

Le président Obama a piqué une belle colère vendredi, qualifiant ces bonus de « honteux ».

Et la sénatrice Démocrate du Missouri, Claire McKaskill, a déposé un projet de loi visant la limiter la rémunération de tous les employés de sociétés recevant des subventions de survie du gouvernement fédéral à  400 000 $ par année. Ce montant n’est pas sorti d’un chapeau: il s’agit du salaire du président!

« Ils ne comprennent pas », dit la sénatrice des dirigeants des banques qui ont reçu tant d’argent du gouvernement pour sauver leur existence.

C’est le genre de règlement très difficile à  appliquer (la rémunération globale d’un employé peut se calculer de bien des façons, comment inclure les « consultants » qui ne travaillent que pour un seul client, quoi faire des filiales et autres esociété affiliées?), mais le mssage serait fort et clair: les sociétés privées  ne pourront pas utiliser les fonds de secour du gouvernement pour enrichir leurs employés.

Est-ce que cette loi a des chances d’être adoptée? Cela aurait impensable à  n’importe quel autre moment. Il avait bien été question d’inclure quelques notions de limites de rémunération dans la première version du TARP, mais Bush avait clairement laissé entendre qu’il ne signerait pas une telle mesure. Cette fois, je ne vois pas comment Obama pourrais ne pas accepter une telle mesure si elle se rend jusqu’à  lui.

Voir le gouvernement américain même proposer une telle invasion est rafraîssant. Mais cela démontre à  quel point la division entre Wall Street et Main Street est maintenant acceptée et surtout comment il devient clair pour tout le monde que la croissance de la dernière décennie était complètement fictive, voire frauduleuse, et que les acteurs responsables de cette situation ne peuvent plus prétendre aux privilèges qu’ils ont extirpés. Ce qu’il reste maintenant à  changer, c’est la conviction de certains (dont Obama) que les responsables de la crise sont ceux qui pourront la résoudre.

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Obama semble encore plus malin qu’on le croit! Il s’apprêterait à  nommer au poste (vacant depuis le retrait de Richardson) de Secrétaire du Commerce Judd Gregg.

M. Greg est présentement sénateur Républicain du New Hampshire. Or, le New Hampshire a un gouverneur Démocrate. Et comme on a pu le constater ces dernières semaines, le choix du remplaçant d’un sénateur revient (généralement, et c’est le cas au New Hampshire) au gouverneur. Le gourverneur du New Hampshire est Démocrate!

Donc, en comptant les sénateurs Démocrates élus (ou nommés), Allen du Minnesota (qui devrait gagner la bataille judiciaire en cours), Bernie Sanders, un socialiste (!) du Vermont qui vote évidemment avec les Démocrates, l’infâme Joe Lieberman, du Connecticut, qui s’aligne aussi avec les Démocrates, on arrive à  59! Il y a bien les deux dames du Maine qui votent parfois avec les Démocrates, mais ça demeure aléatoire.

Mais pourquoi viser 60 sénateurs sur les 100? Cette institution a des règles bizarres, dont le filibuster. Un sénateur peut arrêter les travaux de la chambre aussi longtemps qu’il le souhaite sauf si au moins 60 sénateurs votent contre lui.

Donc les Républicains sont en colère et font des pieds et des mains ce weekend pour soit convaincre Gregg de refuser le poste (ce qui serait surprenant: il doit affronter l’électoret en 2010 et le New Hamphire est de moins en moins Républicain), soit convaincre le gourverneur de nommer un nouveau sénateur Républicain, et il n’y a aucune raison que cela se produise.

à‡a c’est de la politique!

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Cet article a été corrigé le 30 janvier 2009

Les Républicains sont en train de creuser un trou d’où ils auront beacoup de difficulté à  sortir.

Hier soir, la chambre des représentants a voté sur le plan de relance proposé par Obama. Résultat: 244 votes pour (tous des Démocrates) et 188 votes contre (les 177 représentants Républicains et 11 démocrates).

Et ceci après que le président ait accepté des concessions importantes: suppression des programmes de planning familial et augmentation massive des baisses d’impôts.

Il devient de plus en plus évident que les élus Républicains encore en place représentent l’aile la plus à  droite de leur parti et ne veulent pas sortir de la culture war telle qu’elle a été vécue depuis une quinzaine d’années. Ils continueront à  se battre pour des principes économiques dépassés et baseront leurs actions sur des fondations religieuses.

Ce mouvement est en net recul, tel que le montre un récent sondage Gallup, présenter par Nate Silver:

De moins en moins rouge

De moins en moins rouge

Même le sud vire au bleu! Il s’agit certainement d’une situation temporaire liée au sentiment général de l’unanimité nécessaire pour faire face à  la crise actuelle, mais les politiciens Républicains vivent une situation semblable: ils se retranchent dans un camp, derrière leurs hautes barrières et défendent jusqu’à  la mort leurs principes désuets et destructeurs.

Revenons au plan de relance. Il sera au Sénat cette semaine et on doit s’attendre à  un un vote la semaine prochaine. Il est fort probable que cette fois il reçoive l’appui de quelques Républicains. Ne serait-ce que pour ces raisons tactiques. Les Américains font leurs lois dans les 2 chambres et produisent donc deux lois différentes. Par la suite, un petit comité conjoint chambre-sénat se réunit pour arriver à  une version commune de la loi. Cette version commune ne retourne PAS vers les chambres pour approbation finales. Donc, si aucun Républicains n’appuit la loi au Sénat, il n’y aura que des Démocrates dans le comité et on pourra s’attendre alors à  une loi finale avec beaucoup moins de baisses d’impôts.

Correction :

J’ai oublié une étape dans le processus législatif: le projet de loi reviendra bien à  la Chambre des Représentants après étude par le Sénat. Ce n’est qu’après cette étape qu’une conférence (c’est le terme exacte) finalisera la loi. Les deux Chambres ne pourront alors plus modifier la loi.

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La saga de la sélection d’une remplaçante pour le siège de sénatrice est terminée! Le gouverneur Paterson a nommé une représentante (à  la chambre des représentants fédérale) Kisten Gillibrand.

Qui?

Parmi les nombreuses « candidatures » prestigieuses, il a choisi un des noms les moins connus. Officiellement, il souhaitait que le siège d’Hillary soit occupé par une femme.

Que sait-on de Kirsten? The New Republic nous proposse 10 choses que vous ne saviez pas à  propos de Kirsten Gillibrand. En gros, elle habite près d’Albany, la capitale de l’état de New York, loin de la ville de New York. Elle a été soutenu par les fous de la gachette (NRA), elle se considère comme la politicienne la plus conservatrice de l’état (elle est cependant démocrate!), elle approuve les mariages gays et elle est la mère de 2 jeunes enfants. Bon. Tous les analyste prédisaient que le choix de Paterson viserait uniquement à  favoriser Paterson. Et on dirait qu’ils avaient raison! La nouvelle sénatrice devra se présenter à  une élection spéciale en 2010, la même année que Paterson. Celui-ci ne pourra donc pas se faire tirer par une candidature-locomotive à  la présidence. Il se cherchait donc un co-listier pour cette campagne. Gillibrand est plus à  droite, est une femme et vient de la cambrousse; tout le contraire de Paterson. Il espère donc attirer vers sa candidature, par osmose, des électeurs qui ne se tourneraient pas vers lui a priori.

Est-ce que ça fonctionnera? Je crois bien qu’il sera ré-élu (tant qu’il ne fréquente pas les prostituées trop souvent…), mais on ne saura sans doute pas quel est le véritable apport de la nouvelle sénatrice.

Une bonne chose, en tout cas: elle n’est pas près des intérêts de Wall Street, comme l’est son nouveau collègue (l’autre sénateur de New York), Charles Schumer.

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Selon le New York Times, Caroline Kennedy a annoncé au gouverneur de l’à‰tat de New York, David Paterson,  qu’elle ne souhaitait plus être nommée sénatrice pour remplacer Hilary Clinton.

Les sénateurs américains (2 pour chaque état) ne sont élus au suffrage universel que depuis quelques décenies. Et il demeure encore aujourd’hui quelques restes des anciennes pratiques. Ainsi, dans presque tous les états (car, pour faire simple, les méthodes de nomination varient) lorsqu’un sénateur ne peut terminer son mandat de 6 ans, il revient généralement au gouverneur de l’état de nommer un remplaçant. Dans le cas de l’état de New York, une élection intérimaire doit avoir lieu au prochain cycle national, soit en 2010, et une autre au terme normal du mandat, soit en 2012.

Caroline Kennedy a appuyé Barrack Obama à  un moment très important des primaires démocrates, entraînant dans la foulée l’appui de tout le clan. Y compris le soutien de Ted Kennedy, actuel sénateur du Massachusset.

Teddy, comme il est connu, souffre depuis quelques mois d’une tumeur au cerveau et a eu une attaque (peu sévère) avant-hier lors du déjeuner inaugural d’Obama.

Officiellement, la chère Caroline se retirerait de la course pour être proche de son oncle préféré. Mais tous les pundits croient plutôt que Paterson lui a fait savoir qu’elle ne serait pas choisie et lui a offert de se préparer une sortie plus gracieuse.

Heureusement.

Les à‰tats-Unis commençaient à  ressembler à  une oligarchie, avec 3 familles (Bush, Clinton et Kennedy) se partageant le pouvoir. Kennedy, si elle veut être sénatrice, doit se présenter à  une élection pour éviter cette apparance impériale. Elle gagnerait sans doute cette élection, mais je doute qu’elle survive à  des primaires démocrates dans cet état immense et dominé financièrement par la ville de New York, mais avec un campagne qui joue un rôle central dans la politque régional.

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