Je ne croyais vraiment pas écrire un billet sur Dick Cheney deux semaines à  peine après son départ. Mais l’affreux en chef a déjà  refait surface, en faisant feu de tous ses canons.

Politico a publié aujourd’hui une entrevue avec l’ancien VP qui a déclenché une tempête parmi les commentateurs et blogueurs (New York Times, Alex Koppelman, Greenwald, Marc Ginsberg (Huff Post), Joe Klein, Michael Falcone (encore le NYT), Mark Silva et Andy Rostroy, qui gagne le prix du meilleur titre: Guess What? Cheney’s Still a Dick!).

Et pourquoi tout ce bruit? Cheney prévient les Américains qu’avec Obama à  la Maison Blanche, une attaque terroriste est certainement imminente.

Former Vice President Dick Cheney warned that there is a “high probability” that terrorists will attempt a catastrophic nuclear or biological attack in coming years, and said he fears the Obama administration’s policies will make it more likely the attempt will succeed.

Les politiques d’Obama qui favoriseront cette éventuelle attaque nucléaire ou bactériologique (non, pas les 2 en même temps: les radiations tueraient les microbes)? La fermeture de Gitmo et l’interdiction de la torture.

Je n’arrive pas à  croire qu’il puisse demeurer sérieux en disant cela.

Il est affreux, mais il n’est pas imbécile.

Selon moi, il sent (mieux que bien des Démocrates) que des enquêtes pour crimes de guerre qui mèneraient rapidement jusqu’à  lui sont en préparation et il tente pré-mobiliser sa base pour qu’elle soit prête à  intervenir au moment le plus important: avant la tenue de ces enquêtes.

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Comment s’anonce la présidence d’Obama? Cette première journée annonce des choses intéressantes et des effets de manche pour épater la gallerie.

L’intéressant, d’abord: Obama n’a pas perdu son temps et a tout de suite contacté 4 leaders du moyen-orient: Mubarak (à‰gypte), Olmert (Israà«l), Abdullah (Jordanie) et Abbas (autorité palestinenne). Et si, comme on peut le supposer, il s’agissait d’appels sérieux et non de simples salamalecs de bienvenue, on voit déjà  l’immence changement. On notera l’absence de al-Maliki de cette liste, l’Irak n’est définitivement pas la priorité d’Obama.

Je ne crois pas que les à‰tats-Unis soient l’acteur principal de ce qui va, doit, se jouer dans cette région, mais elle aura un rôle important à  jouer. C’est ce que semble indiquer l’agenda du président aujourd’hui: favorisons les échanges entre les acteurs et jouons, lorsque nécessaire, un rôle d’intermédiaire. Mais certainement beaucoup moins d’interventions directes. On ne s’ennuiera pas de Bush!

Pour la gallerie: gel des salaires des conseillers du président. On s’en fout. Ce n’est pas ces sommes ridicules (par rapport au budget de l’état) qui vont changer quelque chose, et ces gens ne sont pas élus. Le président peut s’en débarasser quamd il veut.

Gitmo? Pas aujourd’hui. Jeudi ou vendredi, selon la Maison Blanche.

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