La semaine dernière, 2 sénateurs démocrates ont rallié les Républicains lors d’un vote de confiance, donnant à ces derniers 1voix de majorité et plongeant Albany dans un chaos artistiques et humoristique.

Aujourd’hui, un de ces Démocrates, Monserrate, revient au bercail! Les Démocrates et les Républicains sont maintenant à égalité.

L’État de New York est un bien drôle de bête. Dominé économique et culturellement par sa mégalopole, avec un capitale dans la brousse et un Sénat dominé numériquement par les élus de province. Il semble que la seule façon de gérer cet état soit avec une poigne de fer, comme l’ont fait Rockefeller (gouverneur) et Bruno (président du Sénat) pendant des années.

Le gouverneur actuel, David Paterson, a été nommé après la démission d’Elliot Spitzer, et est moins populaire qu’un maringuoin.

Le potentiel futur gouverneur, Andrew Cuomo, fils de l’ancien gouverneur et actuel Attorney General, ne veut évidemment pas se mêler de cette bataille.

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Le maire de New York, le milliardaire Michael Bloomberg, s’est joué un tour.

Il y a 2 ans, alors qu’il espérait encore se faufiler entre les Républicains et les Démocrates pour lors des élections présidentielles (avant le phénomème Obama), Bloomberg a lâché le parti Républicain, sous la bannière duquel il s’était fait élire 2 fois à  la tête de la grosse pomme. Il faut noter qu’auparavant il a déjà  été Démocrate.

Il ne craignait rien, devait-il se dire, puisque les règlements de la ville limitait à  deux mandats les postulants au poste de maire. (Deux référendum avaient confirmer ce règlement.)

Mais, oops, il a décidé qu’il aimait bien son job et a réussi à  convaincre les élus municipaux de modifier les règlements pour permettre un troisième mandat.

Donc, le revoilà  candidat. Mais pour apparaître en bonne place sur le bulletin de vote, il faut être le candidat d’un parti important. Sinon, comme le dit le New York Times aujourd’hui:

Even if he spent the money to create his own party, his name would appear in what one Republican operative called “ballot Siberia,” about six rows over to the right — traditionally home to the Socialist Workers and Marijuana Reform Parties, a potential turnoff to voters.

Petit détail amusant des moeurs électorales newyorkaises: un candidat peut apparaître plusieurs fois sur le bulletin s’il représente plusieurs partis!

En plus des Démocrates et des Républicains, le paysage politique newyorkais compte 2 autres partis majeurs: le Independence Party et le Working Families Party. Bloomberg est aussi fâché fâché avec ces deux partis!

Il a cependant dans ses poches un argument de poid: beacoup d’argent. (Le monsieur était prêt à  dépenser 1 milliard $ dans une campagne présidentielle.) Il ne devrait pas avoir trop de problèmes à  acheter une candidatures, ou plusieurs!

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La saga de la sélection d’une remplaçante pour le siège de sénatrice est terminée! Le gouverneur Paterson a nommé une représentante (à  la chambre des représentants fédérale) Kisten Gillibrand.

Qui?

Parmi les nombreuses « candidatures » prestigieuses, il a choisi un des noms les moins connus. Officiellement, il souhaitait que le siège d’Hillary soit occupé par une femme.

Que sait-on de Kirsten? The New Republic nous proposse 10 choses que vous ne saviez pas à  propos de Kirsten Gillibrand. En gros, elle habite près d’Albany, la capitale de l’état de New York, loin de la ville de New York. Elle a été soutenu par les fous de la gachette (NRA), elle se considère comme la politicienne la plus conservatrice de l’état (elle est cependant démocrate!), elle approuve les mariages gays et elle est la mère de 2 jeunes enfants. Bon. Tous les analyste prédisaient que le choix de Paterson viserait uniquement à  favoriser Paterson. Et on dirait qu’ils avaient raison! La nouvelle sénatrice devra se présenter à  une élection spéciale en 2010, la même année que Paterson. Celui-ci ne pourra donc pas se faire tirer par une candidature-locomotive à  la présidence. Il se cherchait donc un co-listier pour cette campagne. Gillibrand est plus à  droite, est une femme et vient de la cambrousse; tout le contraire de Paterson. Il espère donc attirer vers sa candidature, par osmose, des électeurs qui ne se tourneraient pas vers lui a priori.

Est-ce que ça fonctionnera? Je crois bien qu’il sera ré-élu (tant qu’il ne fréquente pas les prostituées trop souvent…), mais on ne saura sans doute pas quel est le véritable apport de la nouvelle sénatrice.

Une bonne chose, en tout cas: elle n’est pas près des intérêts de Wall Street, comme l’est son nouveau collègue (l’autre sénateur de New York), Charles Schumer.

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Selon le New York Times, Caroline Kennedy a annoncé au gouverneur de l’à‰tat de New York, David Paterson,  qu’elle ne souhaitait plus être nommée sénatrice pour remplacer Hilary Clinton.

Les sénateurs américains (2 pour chaque état) ne sont élus au suffrage universel que depuis quelques décenies. Et il demeure encore aujourd’hui quelques restes des anciennes pratiques. Ainsi, dans presque tous les états (car, pour faire simple, les méthodes de nomination varient) lorsqu’un sénateur ne peut terminer son mandat de 6 ans, il revient généralement au gouverneur de l’état de nommer un remplaçant. Dans le cas de l’état de New York, une élection intérimaire doit avoir lieu au prochain cycle national, soit en 2010, et une autre au terme normal du mandat, soit en 2012.

Caroline Kennedy a appuyé Barrack Obama à  un moment très important des primaires démocrates, entraînant dans la foulée l’appui de tout le clan. Y compris le soutien de Ted Kennedy, actuel sénateur du Massachusset.

Teddy, comme il est connu, souffre depuis quelques mois d’une tumeur au cerveau et a eu une attaque (peu sévère) avant-hier lors du déjeuner inaugural d’Obama.

Officiellement, la chère Caroline se retirerait de la course pour être proche de son oncle préféré. Mais tous les pundits croient plutôt que Paterson lui a fait savoir qu’elle ne serait pas choisie et lui a offert de se préparer une sortie plus gracieuse.

Heureusement.

Les à‰tats-Unis commençaient à  ressembler à  une oligarchie, avec 3 familles (Bush, Clinton et Kennedy) se partageant le pouvoir. Kennedy, si elle veut être sénatrice, doit se présenter à  une élection pour éviter cette apparance impériale. Elle gagnerait sans doute cette élection, mais je doute qu’elle survive à  des primaires démocrates dans cet état immense et dominé financièrement par la ville de New York, mais avec un campagne qui joue un rôle central dans la politque régional.

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