Droits des homosexuels
Aux États-Unis, les trois grands sujets « culturels » qui divisent sont l’avortement, le port d’armes et les droits des homosexuels.
Le paysage législatif américain compte 2 lois fédérales qui limitent (voire qui renient) les droits des homosexuels: Don’t Ask, Don’t Tell, qui interdit aux forces armées de demander à ses membres s’ils sont homosexuels mais qui permet (oblige?) la mise à pied de tout soldat qui dit l’être. Et le Defense Or Marriage Act (DOMA), qui interdit à l’administration fédérale de reconnaître les conjoints de même sexe des employés de la fonction publique et qui permet aux États de ne pas reconnaître des mariages homosexuels célébrés dans d’autres États qui les permettent.
Obama a toujours affirmé vouloir éliminer la discrimation que subissent les homosexuels, mais il est personnellement au mariage pour les conjoints de même sexe.
Et on se souvient de la catastrophe politique qu’a été Don’t Ask, Don’t Tell pour Clinton. Il s’était attaqué à cette question dès le début de son mandat et souhaitait une ouverture plus grande des forces armées, mais a dû se contenter de ce compromis qui n’a satisfait personne.
Le nouveau président, pris dans ses propres doutes et conscient du coût politique de toute action sur ce sujet, tente de botter en touche depuis son assermentation. Mais il a connu de sérieuses ratées cette semaine.
Des avocats du Ministère de la Justice ont défendu ces derniers jours le DOMA, comme ils sont obligés de le faire, c’est la loi du pays, en comparant (indirectement, certes) les mariages homosexuels à la pédophilie et à l’inceste.
Évidemment, les activistes LGBT n’étaient pas contents. Pour se rattraper, Obama a annoncé hier qu’il ordonnait à l’administration fédérale de donner plus d’avantages sociaux aux « partenaires de vie » de même sexe. Comme l’avantage qui compte le plus aux USA, et de très loin, est l’assurance maladie, et que DOMA interdit spécifiquement au gouvernement fédéral d’accorder cette assurance au conjoints de même sexe, il n’a pu offrir que des prix de consolation.
« Les sièges de 2è classe sont maintenant un peu plus confortable », dit Rachel Maddow.
Il a également mentionné qu’il espérait que DOMA soit retiré le plus rapidement possible.
Pas un mot sur Don’t Ask, Don’t Tell…
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