Obama pensait avoir bien planifié son coup en recrutant Dashle (je me demande s’il a encore un chauffeur?) pour mener son plan de réforme de la santé. Il a recherché un maniganceux de première catégorie pour diriger ce combat qui sera violent et pas propre du tout. (En fait, peut-être que Daschle était alors la meilleure personne pour jouer de rôle de malfrat.) Le leader historique au Sénat est Ted Kennedy, mais il est clair qu’il n’aura pas la force de mener ce combat.

On a vu lors de l’escarmouche sur le plan de relance de l’économie que les Républicains ont monté une barricade quasi-hermétique contre une mesure qui pourtant apparaît évidente et qui plaît à  une large majorité de la population. On peut déjà  imaginer ce que ce sera pour un projet qui rassemblera une coalition populaire et un soutien en capitaux beaucoup plus importants.

Donc, qui sera appelé à  se sacrifier pour le Président? Beaucoup de spéculation là -dessus ces jours-ci (The Business Review, dbTechno, Kaiser, Government Executive et le Washington Post).

Il y a déjà  quelqu’un en place, le directeur du budget: Peter Orszag. C’est, dit-on, un passionné des problèmes du système de santé américain, et il occupe un poste-clé dans l’administration.

Mais ce n’est pas lui qui sera la face publique du changement et qui jouera dans les coulisses du Congrès pour faire passer les lois.

On a besoin d’un pitbull, mais Rahm Emanuel n’est pas disponible? Pourquoi ne pas demander à  son frère? Ezekiel Emanuel, pédiatre et bioéthicien d’une certaine renommée, est présentement conseiller politique à  la Maison Blanche. Mais encore une fois, certainement pas le leader qu’il faut pour un chantier de cette envergure.

Le Sénateur Démocrate de l’Orégon Ron Wyden a déposé un plan de réforme du système qui ne va pas très loin et causera certainement autant, sinon plus, de problèmes qu’il ne règle (il remplace l’assurance employeur par des pools d’assurance individuelle négociés au niveau des états), mais son projet est soutenu par des Démocrates et des Républicains. Mais il faut noter que ce genre d’approche n’est pas très loin de que proposait Obama pendant la campagne.

Donc il ne fait espérer voir émerger quelqu’un comme Howard Dean, l’ancien candidat aux primaires Démocrates de 2004, ex-chef du Parti Démocrate et médecin du Vermont.

Les Américains considèrent comme extrémiste un programme qui garantit l’accessibilité universelle aux soins de santé, ils cherchent un plan qui permet l’accès à  tous à  l’assurance santé, même si elle n’est pas obligatoire.

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Je dois avouer que je suis un peu mêlé. Je ne suis pas sûr quelle attitude adopter après ces premiers jours de l’ère Obama.

Il y a eu des signes encourageants: torture, dialogue, économie.

Il y a aussi eu des moments désespérants: torture, dialogue, économie.

Où finira-t-il sur ces sujets? Et plusieurs autres qui arriveront bientôt (Irak, droit du travail, défense du privilège exécutif, poursuite de membres de l’administration précédente pour crimes de guerre)?

Ces derniers jours nous ont fait voir un visage de l’équipe Obama que nous ne connaissions pas. Elle a semblé désorganisée.

Ou, peut-être, encore plus centriste qu’on pouvait le craindre. (Est-ce qu’Obama serait le nouveau Clinton?)

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Commentaire (1)

Pas pour les bonnes raisons selon moi, mais voilà  une bonne nouvelle.

Comme je l’ai écrit il y a quelques jours, cet homme représentait exactement le contraire de ce qu’on attendait d’Obama pour mener la réforme du système de santé. C’est un lobbyiste sans vergogne, un revenchard en puissance (il ne supporte pas sa défaite lors de sa dernière élection) et ne semble que continuer le statu quo washingtonien.

Obama doit proposer une personne (2 en fait: un secrétaire de la santé et un conseiller du président) différente et avec moins de dettes (monétaires et politiques).

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Plus je lis (NY Times, Greenwald), plus je trouve bizarre le choix d’Obama.

Est-il vraiment sérieux dans son ambition de ré-inventer le système de santé américain?

Pourquoi choisir quelqu’un au passé aussi chargé?

La culture de corruption (souvent légale, parfois illégale) de Washington se retrouverait encore renforcée.

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